Tibet 2005
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Les photos de la journée

Vers 7h00, nous émergeons pour prendre notre petit-déjeuner rapidement et être parmi les premiers au poste de douane, car les formalités peuvent être longues.

Nous attendons dans le hall de l'hôtel et assistons alors à des scènes très rigolotes : la délégation officielle sort de l'hôtel, il y a là tout le gratin de l'armée chinoise, les officiels locaux dans des costumes plus ou moins élimés et, au milieu de tout ça, sans que ça gêne personne, des chinois qui nous apostrophent en agitant des liasses de roupies "change money, change money", au vu et au su de tout le monde...

Même situation désopilante au poste de douane, où les militaires se rhabillent tous pour paraitre à peu près présentables, en faisant semblant de repousser des jeunes garçons qui, manifestement, ont pris l'habitude de franchir la frontière sans rien présenter comme papiers. Mais, aujourd'hui, il y a le big boss, alors on fait semblant d'être rigoureux. Ca ne marche pas longtemps et les gamins arrivent à passer, au vu et au su de tout le monde, dès qu'un garde a le dos tourné. La tête du gardien en disait long sur son inquiétude vis-à-vis de la délégation qui était à quelques mètres de là...

Et, nous, au milieu de tout ça, nous passons la frontière "les doigts dans le nez" en quelques minutes.

Notre bus passe aussi, à vide et nous remontons dedans pour faire les quelques kilomètres qui nous séparent du pont de l'Amitié. Au niveau du pont, même si nous sommes encore en territoire tibétain, l'ambiance change singulièrement. Les népalais sont autorisés à traverser et les camions se mettent dos-à-dos pour échanger les marchandises. Il y a donc une animation conséquente par ici, qui tranche avec le calme de la ville plus haut.

Nous disons adieu à notre guide tibétain et à notre chauffeur, nos routes se séparent là. Nous faisons la connaissance de l'équipage népalais qui va nous ramener à Kathmandu prendre notre avion. Nous avons la journée pour faire une centaine de kilomètres, mais c'est de la piste avec de nombreuses villes ou villages à traverser et des checkpoints car le Népal est en guerre contre la rébéllion maoïste.

Une fois les formalités douanière népalaises accomplies, nous partons en bus et retrouvons le Népal tel que nous l'avions laissé 10 jours plus tôt. Il fait chaud et humide, bien plus chaud qu'au Tibet, les gens sont souriants et d'un abord facile et bien plus calmes que les chinois que nous avons cotoyé.

Nous passons plusieurs checkpoints de l'armée sans trop de problèmes et nous nous arrêtons déjeuner en bord de route dans une ville-rue très animée.

Ensuite, la descente vers Kathmandu continue, notre chauffeur, son assistant et Ramesh semblent tendus. Nous comprenons, à la vue de quelques véhicules incendiés en bord de route, de villages vides de tous les hommes, que nous sommes dans une zone tenue par la rébellion. Cette zone va durer jusqu'à une trentaine de kilomètres de Kathmandu où, après avoir franchi un gros checkpoint, nous retrouvons l'animation habituelle du pays. Ce sera le seul moment du séjour où nous aurons pu prendre conscience de la situation politique du pays, Ramesh ayant bien pris soin d'éviter le sujet le reste du temps.

Nous voilà de retour à Kathmandu, nous passons à l'hôtel Shankar prendre une douche pour certains, récupérer des affaires pour d'autres et ensuite, nous prenons la direction de l'aéroport pour prendre notre avion.

Derniers regards pour ce pays si attirants, nous reviendrons au Népal, en espérant pouvoir y faire un vrai trek, en montagne, sur nos pieds et non pas seulement dans un bus.