Tibet 2005
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Les photos de la journée

Nous nous réveillons à 6h00, aux aurores, c'est même Laurence qui assure le réveil des autres chambres en frappant à toutes les portes. Nous partons à 7h00 pour un premier contrôle de nos permis, pour aller au Camp de Base.

5 minutes d'attente, à peine, et la barrière s'ouvre, nous continuons jusqu'au contrôle suivant, au début du Parc National de l'Himalaya. Encore 5 minutes d'attente et nous voilà autorisés à parcourir les 100 km qui nous séparent de l'Everest. Le premier col monte en 20 km de 4500 mètres à 5200 mètres. Le jour se lève et arrivés en haut, nous découvrons l'Everest, entièrement visible, dans le soleil levant : un moment magique... Le paysage que nous avons devant les yeux est majestueux : 4 sommets de plus de 8000 mètres, le Lhotsé, le Makalu, l'Everest et le Cho Oyu...

Le bus plonge dans la descente et nous rejoignons la vallée qui va nous amener jusqu'au Camp de Base. Arrivés à 30 km du but, nous sommes obligés de laisser notre bus pour un minibus appartenant à des chinois, sous prétexte de pollution... Joli prétexte, en fait seuls les véhicules conduits par des chinois peuvent parvenir au Camp de Base. 8 km avant l'arrivée, nouveau changement de véhicule, pour des carrioles tirées par des chevaux qui nous amènent doucement vers le Camp de Base. A 3 km du camp, nous descendons pour terminer à pied, on ne va tout de même pas arriver là-bas assis sur une carriole !

Les 3 km se font bien sentir, le coeur tape, mais quel bonheur d'arriver au Camp de Base de l'Everest sur nos pieds. Le mont Everest est en train d'émerger des nuages qui le couvraient dans la matinée. Il est vraiment très impressionnant : du Camp de Base à son sommet, il y a la même différence d'altitude qu'entre Chamonix et le sommet du Mont-Blanc, mais là, nous sommes déjà 400 mètres au-dessus de l'altitude du Mont-Blanc...

Le Camp de Base, c'est un rassemblement de tentes, groupées par expédition, avec des troupeaux de yack par-ci, par-là... Nous cherchons l'expédition italienne rencontrée à Kathmandu et Lhassa, mais ils sont déjà partis pour un camp supérieur. Nous prenons le thé dans une tente tibétaine, puis nous pique-niquons sur place, jusqu'à ce que nos conducteurs de carrioles nous indiquent qu'il faut partir, notre heure de présence autorisée par permis étant écoulée. Nous essayons de négocier avec Ramesh un retour à pied, mais il ne veut rien savoir et nous impose la carriole. Comble de l'ironie, nous avons la carriole la plus lente et les autres, qui ne nous ont pas attendu en chemin, poireauteront 1/2 heure à l'arrivée, sans même pouvoir visiter le monastère de Rongbuk. Nous pousserons même le vice à ne pas descendre de la carriole dans la dernière montée, alors que le pauvre cheval, bien vieux et fatigué, l'aurait certainement apprécié... Bretons, têtes de cochons, quand on nous impose quelque chose qu'on ne veut pas, on sait être bêtes ensuite ;-)

Nous retournons au bus et reprenons le chemin inverse car la route prévue vers Old Tingri est coupée. L'Everest est de nouveau couvert de nuages, nous avons la chance incroyable d'être au Camp de Base pendant la seule éclaircie de la journée où le sommet était visible.

Pendant le retour, Jean-Claude fait un Mal Aigu des Montagnes et la descente du col se fait sur les chapeaux de roue, avec un pneu AR de nouveau crevé, car il faut le ramener le plus vite possible à une altitude plus basse. Il s'en sort bien après une nuit passée sous oxygène.

Nous arrivons à l'hôtel vers 19h00 et nous prenons notre repas dans la cuisine de l'hôtel, très modeste, où trône un énorme poële sur lequel mijotent doucement thé et café. Dodo la tête pleine d'images de l'Everest !!