Tibet 2005
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Les photos de la journée

Départ de Shigatsé avec remise de la traditionnelle écharpe bouddhiste, c'est le garçon d'hôtel "fou" (on l'avait repéré à son sourire niais, son dos voûté, et au fait qu'il courait tout le temps dans l'hôtel ;-)) qui s'en charge.

Nous prenons la roue sur une piste très chaotique. Nous pique-niquons au bord du Bhramaputr. L 'après-midi, le bus crève et nous assistons à une réparation à la mode locale : rustine découpée dans une ancienne chambre à air, collée à même le pneu, le tout dans la poussière... mais ça tiendra un certain temps.

On en profite pour visiter les toilettes locales : la partie dans le bâtiment est comme toujours collective, nous préférons les toilettes extérieures moins odorantes mais jonchées de crottes vieillissantes. Après cela, nous attendons dehors la fin de la réparation et constatons, comme d'habitude, le degré élevé de crasse des villes où vivent une majorité de chinois.

Nous repartons et nous nous arrêtons dans une famille tibétaine, présentée comme la tante de notre guide chinois. L'accueil est très sympathique. Notons une télé assez moderne, un lecteur DVD, une chaine stéréo, le téléphone, des enceintes énormes... qui côtoient le poële central, les meubles anciens et décorés à la main et les thermos de thé au beurre de yack, le tout sur un sol de terre battue. La maitresse de maison est très belle, très grande et son hospitalité n'est pas un vain mot. Nous recevons du thé au beurre de yack à volonté (il est buvable, même si c'est dur...) et de la Barley-Beer (bière d'orge) plus qu'à volonté et très bonne.

Nous visitons les autres pièces de cette maison traditionnelle, où la famille vit au 1er étage, au-dessus des étables. Un portrait de Mao, imposé à tous les ménages, trône dans la chambre à coucher. Ne voilà-t-il pas que notre hôtesse nous offre à tous un fromage de yack, en forme de serpentin tout sec et très dur. Je (Laurence) suis obligée d'en prendre un, même sans le manger, quelle horreur ! Vincent se baffre de plusieurs fromages, résultat : une haleine de yack !

Nous arrivons à un col à 5200 mètres. Nous sommes en pleine forme et nous nous offrons une petite marche pour profiter du paysage. Laurence et Melina s'offrent 50 mètres de footing, histoire de tester leurs capacités respiratoires à cette altitude. Plus loin, s'offre à nous une vue superbe sur l'Everest (il parait que c'est très rare à cet endroit-là). Il domine vraiment les autres sommets, c'est impressionnant. Dommage qu'il soit sur fond de nuages, les photos ne rendront pas la majesté du paysage que nous avions devant les yeux.

Pendant la descente du col, nous croisons une colonne de 38 camions militaires chinois. Certains de ces militaires sont arrêtés au milieu de rien en train de faire des relevés géodésiques.

Vers 19h15, nous arrivons à Tingri (Shekar). Il fait froid, nous sommes à 4500 mètres d'altitude, au pays de la chaine himalayenne. Nous prenons un repas à l'hôtel, puis nous nous offrons une promenade d'une trentaine de minutes sur la route vers Shekar. Ramesh, notre guide népalais, nous surprend en chantant des chansons traditionnelles françaises : il connait mieux les paroles que nous !

A 22h00, tout le monde est au lit, le réveil est prévu très tôt le lendemain, puisque nous montons au camp de base de l'Everest.