Tibet 2005
14 avril 2005 : l'arrivée au Népal à Kathmandu Jour suivant >>
Les photos de la journée

Après quelques 20 heures de trajet, dont 3 heures passées à Doha (Qatar) entre duty-free et cheikhs en blanc, nous débarquons à Kathmandu, au Népal.

Au guichet des visas, nous laissons passer un groupe d'italiens, de la vallée d'Aoste, dont le leader, fort sympathique, s'appelle Bruno Brunod et va tenter le record d'ascension, en course à pied, du camp de base de l'Everest au sommet sans assistance respiratoire, retour compris, le tout en moins de 24h00. Rien que ça (http://www.projetto-montagna.com). Nous restons un peu babas devant un tel projet, mais leur enthousiasme est communicatif !

Nous faisons la connaissance de notre guide népalais, Ramesh, très sympathique au premier abord. Il nous emmène à l'hôtel Shankar, un ancien palais très classe. Premières impressions de Kathmandu, sur le trajet entre l'aéroport et l'hôtel : la foule, le bruit, l'animation, déboussolant tout ça, mais bigrement tentant... je comprends mieux pourquoi Laurence tenait tant à m'amener ici !

Après une douche et 2 heures de sommeil, nous retrouvons Ramesh pour aller à Bakthapur, l'ancienne capitale du Népal. Premiers contacts avec les routes népalaises, encombrées si près de la capitale. La circulation semble anarchique, mais en fait tout se passe bien, même si les véhicules ont des trajectoires spéciales, à grands coups de klaxons.

Nous sommes en pleines fêtes du Nouvel An népalais (l'année 2062) et la ville est noire de monde, qui déambule entre les différents temples.

Installation au restaurant sur la place centrale, le resto à touristes où nous sommes perchés en terrasse à une dizaine de mètres du sol, vue imprenable sur la foule qui défile en bas. On en prend plein les mirettes, plein les oreilles... je découvre avec bonheur un continent inconnu et très attachant.

Ensuite, nous partons pour une grande balade à pied dans Bakthapur, en dehors des sentiers battus. C'est un dédale de rues animées, avec très peu de touristes.

A l'occasion du Nouvel An, nous assistons à la préparation de chars, qui seront ensuite tirés dans les rues très étroites de la ville, par des centaines d'enfants. Une grande bagarre sera déclenchée, pour honorer Shiva, bagarre pendant laquelle tout est permis, y compris de jeter des pavés...

Un grand mât est planté sur une des places, pour symboliser le sexe de Shiva, que les femmes viennent toucher et auprès duquel elles font des offrandes, pour avoir un garçon. Toutes ces dévotions se passent dans un grand calme, au milieu de gens souriants et manifestement très inspirés par l'ambiance de fête omniprésente.

Nous retournons à notre hôtel et partons manger dans un restaurant proche, au milieu de familles népalaises aisées, qui viennent fêter le Nouvel An. Le repas, pas très typique, était en tout cas excellent.