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L'histoire commence à l'hiver 2012 où, en réaction à l'annulation de l'Ultimate 2011, je décide de faire une grande partie de la saison 2012 du CFRR et de la clôturer par une participation au Dark Dog Moto Tour 2012 au sein de l'équipe des Ch'tis Normands qui s'est constituée autour de Robert Degaudez, aka Rob Ze Coach.

Entre le Rallye de La Sarthe où je « vole » la coupe du 3ème en Anciennes, parce que les organisateurs ont oublié que le règlement a changé et qu’il ne se fait plus que sur l’étape de jour, et le Rallye de L’Ain où je gagne la 3ème place en Anciennes à la régulière et fête mes 50 ans au milieu d’un CH perdu dans la forêt, tout s’annonce sous les meilleurs auspices… jusqu’à la veille du Rallye du Dourdou où les gravillons aveyronnais décident pour moi que je ne participerai pas au DDMT 2012. Tibia fracturé contre une Laguna, plaques, ré-éducation, tout ça… Je ne peux même pas être présent en tant qu’assistant pour les Ch’tis Normands, je suis le DDMT depuis mon canapé… Grrrr…

En 2013, je n’ai pas suffisamment repris la moto pour envisager le DDMT en tant que participant, mais j’ai l’honneur d’être retenu comme assistant par la branche caennaise des Ch’tis Normands et me voilà en train de faire le DDMT 2013 au volant d’un Master tractant une caravane, pas vraiment l’engin idéal pour faire le scratch, mais bon, ça permet au moins d’être dans l’ambiance.

En 2014, je me remets en selle en participant, avec miss XT, au Rallye des Ch’tis Givrés qui, s’il n’a pas de classement ni de spéciale, n’en reste pas moins un vrai rallye, avec des vraies routes de rallye (si on peut encore appeler cela « routes ») dégotées par Rob dans son Ch’Nord préféré… et je prends là-bas la décision de participer au DDMT 2014 !

La préparation

Tout doucement, au printemps, je commence à préparer miss XT, lui fait une bonne révision et au début du mois de juillet, tout me semble prêt… Sauf que je commence à découvrir 2 ou 3 trucs qui ne vont pas et me font rapidement monter le niveau de stress : tube de fourche piqué et à remplacer, avec le joint spi, évidemment, ensuite circuit électrique farceur, ensuite porte-couronne usé jusqu’à la corde, sans parler du choix de pneumatiques, tout part en vrille à quelques jours du départ…

Bon, après plusieurs soirées de mécanique, électricité, énervement, je finis par avoir une moto prête et peux passer aux préparatifs du paquetage du bonhomme.

Le départ pour Saverne

Vendredi 26 Septembre aux aurores, je hisse miss XT sur la remorque prêtée par un pote, remplit la Kangoo avec toutes les affaires nécessaires pour une semaine de moto et me voilà en route vers la tanière de Dom où je dois retrouver Rob Ze Coach et Eric Ze Assistant De Choc, aux commandes du superbe camping-car qui va nous suivre et nous héberger pendant cette semaine de DDMT.

A l’heure prévue, nous nous retrouvons, installons miss XT sur la remorque du camping-car à côté du DR 650 de Chabou, transférons mes affaires dans la soute et c’est parti, direction Saverne, le DDMT commence vraiment !

Nous arrivons à Saverne en début d’après-midi, le paddock est déjà à moitié plein et la branche rouennaise des Ch’tis Normands (un arbre à plein de branches cette équipe !) nous a réservé une place dans laquelle nous nous installons. Nous déchargeons les motos, organisons nos affaires dans le camping-car et prenons la première mousse qui scelle définitivement notre entrée en course ☺

Le reste de l’après-midi est consacré à une reconnaissance de la spéciale de Reinhardmunster, la première que nous emprunterons 2 fois dimanche après-midi, j’ai beau essayer de mémoriser tout ça, je n’arrive même pas à me rappeler dans quel sens est le premier virage, ça promet… De toutes façons, avec miss XT, je vais aussi vite en improvisant qu’en connaissant la traj’, alors…

Et puis, mon seul objectif, pour ce DDMT 2014, est de le terminer et de me baigner sur la plage du Mourillon après avoir posé la bécane au parc fermé de l’arrivée !

Bon, OK, si je pouvais, en plus, ne pas prendre trop de pénalités, ça me ferait plaisir, mais je ne vais pas en faire des tonnes pour ça, je veux surtout TERMINER !!!

Les contrôles

Samedi matin, dès potron-minet, nous voilà à faire la queue sous la tente du contrôle administratif, qui se passe « finger in ze noze ». Ensuite, hop, on écoute le laïus du médecin de la course qui donne les conseils en cas d’accident et on se rue vers le contrôle technique où l’attente peut être longue.

Auparavant, miss XT a été habillée de ses derniers atours de rally-bike, ie les plaques numéros. Elle porte fièrement le numéro 139 et ça lui va plutôt bien.

Le contrôle technique se passe sans trop de difficultés, de toutes façons quand vous arrivez avec une moto de 34 ans, que la quasi-totalité des contrôleurs ont eu comme bécane quand ils étaient jeunes, ça crée une ambiance plutôt favorable. Il faut malgré tout que je retourne chercher ma dorsale complète, car celle de mon blouson Dainese, même si elle est homologuée, fait faire la moue au contrôleur en charge des vêtements et j’avoue partager son analyse sur les risques pour ma colonne « vers-les-bras ».

Pour la bécane, je dois la dépoiler pour montrer le circuit de récupération des vapeurs d’huile et le montage avec un filtre K&N au bout d’un grand tube après le boitier en sortie de carter convainct le contrôleur, même s’il n’est pas totalement conforme au règlement qui imposait un bocal d’un litre dans ce cas-là… Quand je vous dis qu’une mamy-rally-bike a droit à quelques égards, hein ?

Voilà, en milieu de matinée, miss XT est au parc fermé, l’attente peut commencer jusqu’à dimanche midi.

La parade

En fait, pour que l’attente soit supportable, les organisateurs ont tout prévu et ils nous ont donc organisé une parade dans les rues de Saverne. En fin d’après-midi, nous récupérons donc nos brêlons qui ont, entre-temps, été équipés d’un transpondeur et d’une puce pour les chronométrages en spéciale et pointages aux CH, et nous partons faire un tour dans Saverne. A l’arrivée, il y a énormément de spectateurs et je commence à entendre les premiers « Oh, regarde, une XT500, c’était ma première bécane, ça… » ☺

Après la parade, nous remettons nos bécanes en parc et la vraie attente commence.

La soirée se déroule calmement, à part un repas dans un gastos local où nous venons à bout de choucroutes gargantuesques, la mienne contient 1.3 kg de jarret fondant à souhait… La nuit s’annonce digestive, en fait, pour moi, elle sera blanche, je suis tellement pressé de démarrer que je n’arrive pas à trouver le sommeil. En plus, le camping-car où vit habituellement un chien ou autre chose m’a déclenché une énorme allergie qui m’empêche de respirer correctement depuis vendredi soir, ça promet…

Dimanche 28 Septembre : 1ère étape : Saverne – Saverne : 149 km

La matinée du dimanche se déroule tranquillement, le contrôle technique bat encore son plein pour pas mal de concurrents. Côté Ch’tis Normands, toutes nos bécanes sont en parc fermé depuis samedi après-midi, nous n’avons donc qu’à attendre en nous promenant dans le paddock pour rencontrer des potes pas revus depuis longtemps, pour ce qui me concerne vu que je n'ai pas couru cette année.

Les premiers départs ont lieu aux alentours de 12:30 dans l’ordre croissant des numéros, à intervalle de 30 secondes. L’organisation nous a prévu une petite variante au départ, puisqu’il faut passer par le podium pour présenter chaque bécane et chaque participant. Cela m’ajoute une petite dose de stress pour la reprise de la compétition, car je n’ai pas envie de caler sur le podium et de montrer à tout le monde mon coup de jarret dévastateur ☺

Tout se passe bien, je réponds aux questions du speaker et descends du podium pour aller prendre le vrai départ. Je récupère mon carton et me voilà parti pour le premier CH qui est court en kilomètres, mais large en temps pour ne pas nous obliger à faire les fadas dans Saverne. Je pointe donc dans les temps au départ de la spéciale de Reinhardmunster et me voilà dans la file d’attente, car il y a eu quelques sorties de route et il faut donc patienter avant que la course ne reprenne… De toutes façons, chacun sait qu’en rallye, on patiente beaucoup en regardant amoureusement l’horloge ☺

Je pars le couteau entre les dents dans la spéciale, sans arriver à me rappeler d’aucun des virages, pourtant reconnus tout récemment, pas grave, de toutes façons, je ne suis là que pour TERMINER ☺ Malgré ça, en fait, je m’amuse vraiment dans cette spéciale qui sera, sans que je le sache encore, une de celles que j’ai préféré.

Le CH qui suit la spéciale est plus long que le précédent, le temps est malgré tout assez large, je peux donc prendre mon temps pour me ré-habituer au roulage avec roadbook : on regarde la case suivante, on mémorise la distance et la route à prendre et on roule ensuite avec un œil sur la route et un œil sur le compteur Vector, prêt à tourner quand le moment est arrivé. Il y a intérêt à être attentif, car les cases s’enchainent vite, surtout dans les traversées de villages et elles sont nombreuses sur cette étape. Le roadbook nous prévoit une première "farce à la Bournisien" avec presque 1 km de tout-terrain au milieu du vignoble alsacien. Sur le sec, ça va, mais sur le mouillé, cela aurait été folklo.

Pendant le routier, je suis rattrapé par Fleup et sa VFR et le vois faire exploser son amorto AR sur un dos d'âne. Malgré une brêle sans suspattes AR, il continue à rouler comme un dératé et le soir, il sera sauvé par l'absence de parc fermé qui lui laisse tout le temps nécessaire pour démonter l'amorto, en trouver un sur le Coincoin à 130 km de Saverne, aller le chercher d'un coup de moto, démonter l'amorto de la moto du vendeur, remonter le sien, ramener l'amorto de remplacement à Saverne et le remonter sur sa brêle... Couchage à 1:00 du mat' pour un départ 3 heures plus tard, joli coup, Fleup...

Bilan de la première journée : aucune pénalité, 149ème sur 176 classés, 8ème sur 10 en Classiques.

Lundi 29 Septembre : 2nde étape : Saverne – Doussard : 815 km

Voilà certainement la plus grosse journée de moto que j'ai jamais réalisé dans ma vie de motard. J'ai déjà fait largement plus de 800 km sur une journée de moto, mais je n'avais jamais, jusqu'à ce jour, passé quasiment 18 heures en selle. Mon heure de départ était 4:00 du matin ce lundi et j'ai passé le dernier CH à Doussard à 20:20, avec juste une pause d'une heure (de mémoire) à Doussard lors du premier passage au paddock, avant la dernière spéciale de la journée.

Réveil donc à 3:00 du matin, pour manger un petit bout et me préparer doucement. Avec Rob, nous nous sommes organisés dans le camping-car, chacun d'entre nous a ses affaires sur un des sièges avant, comme ça, on est sûrs de ne pas avoir à chercher tout ça et surtout on n'oublie rien, à un moment où l'esprit est déjà ailleurs, dans l'étape qui va venir...

1/2 heure avant l'heure prévue, je me présente avec miss XT au CH de départ, histoire de m'immerger dans l'ambiance et récupérer une information importante : la durée du premier CH. Muni de cette information, je peux alors calculer tranquillement mon heure d'arrivée au premier CH et cela fait partie des petits trucs qui simplifie la vie du rallyeman de pouvoir calculer à l'avance ses heures d'arrivée. Ce n'est pas devant l'horloge d'arrivée, bien stressé d'un roulage pénible, qu'on a toutes ses facultés pour calculer correctement son heure et savoir si on doit pointer ou attendre.

Là, le premier CH fait 384 km et on a 6 h58 mn pour le faire. Ca parait large, puisque cela fait à peine 55 km/h de moyenne, mais une bonne partie va se faire de nuit, dans les Vosges en suivant un roadbook bien tordu et plein de changements de direction, il ne faut donc pas s'endormir et rouler tout de suite suffisamment vite et régulièrement pour ne pas perdre du temps dès le départ.

A 4:00 du mat', je me présente donc devant la table de pointage, reçois mon carton, remercie les commissaires des encouragements qu'ils me donnent et me voilà parti pour 7 heures de roulage. Je rentre doucement dans la nuit vosgienne et j'enquille les routes prévues. Ne me demandez pas exactement par où je suis passé, je n'en sais rien, je me rappelle juste avoir traversé la forêt du Hohwald, être passé 2 fois au Col du Bonhomme, avoir fait la route des Crêtes entre le Bonhomme et la Schlucht, être descendu vers la Bresse et avoir passé encore plusieurs autres endroits déjà parcourus lors de mes nombreux passages en moto dans les Vosges... Sauf qu'il n'était pas entre 4:00 et 6:00 du mat', que je n'étais pas sur une XT500 à suivre un roadbook en essayant de tenir une moyenne...

J'accroche d'abord un premier groupe, mais avec ma trapanelle, si j'arrive à suivre quand les montées ne sont pas trop importantes, dès que ça grimpe, je bouchonne tout le monde à chaque sortie de virage, donc je préfère laisser partir ce groupe et rouler seul. En plus, quand on suit dans un groupe, on a tendance à ne plus suivre le roadbook aussi précisément et si le premier se paume, on se paume avec lui. Du coup, je préfère soit emmener un groupe, soit rouler seul et sur cette étape, comme sur d'autres, je vais souvent rouler seul, en fait. Cela dit, rouler seul, se laisser bercer par les pointillés qui apparaissent dans les phares et se tortillent devant vous, c'est juste magique et je prends un pied pas possible à rouler ainsi !

Miss XT ayant presque 300 km d'autonomie avant réserve, je double, vers les 200 km de roulage, plein de participants qui doivent s'arrêter et je continue jusqu'à une pompe où il n'y a personne. De cette manière, je perds moins de temps à faire le plein.

Le soleil se lève alors que j'aborde le Jura, la lumière est juste magique, avec un mélange de soleil et de brumes, sur des routes toujours aussi superbes. Cela faisait longtemps que je n'avais pas roulé dans de telles conditions, c'est juste du bonheur !

J'arrive à la fin du premier CH avec une 1/2 heure d'avance, j'en profite donc pour manger un peu, enlever les vêtements de pluie mis pour ne pas avoir trop froid dans la nuit et je me présente au départ de la base chrono.

La base chrono, c'est simple : on doit tenir une moyenne sur une distance qu'on ne connait pas à l'avance, en suivant le roadbook, donc sur route ouverte. L'exercice parait simple, mais ce n'est pas vraiment le cas, il faut très rapidement se mettre à la bonne vitesse et ne pas se perdre. Cette première base chrono est malgré tout simple, car elle est quasiment en ligne droite, sans changement de direction, sur une piste forestière où les seules difficultés sont quelques passages sur la terre où il n'y a pas vraiment besoin de couper les gaz, le sol étant bien sec et dur. Au moment où je découvre la cellule de sortie de la base, je vois mon compteur affichant une moyenne de 55 km/h, pile-poil ce qui était demandé...

Ca sent la bonne place, ça et, effectivement je termine 13ème de cette base chrono, à 1 seconde du temps de référence !

Quelques temps après la base chrono, je retrouve mon pote Chabou et son DR 650 et nous faisons route ensemble. Dans une grande courbe, je lui signale des gravillons, continue ma route et regarde un peu plus tard dans le rétro : plus de Chabou... Je fais 1/2 tour et le trouve entouré de motards qui l'aident à relever sa bécane du talus dans lequel il a glissé à cause de ces gravillons. Pas de bobo, juste la belle combinaison toute neuve un peu rapée, il re-démarre la DR en se laissant glisser dans la descente et nous voilà repartis après 4 ou 5 minutes d'arrêt. Quelques minutes plus tard, alors que nous roulons à 4 ou 5 motos, Chabou se re-colle une seconde gamelle, toujours sur des gravillons, mais je ne m'en rends pas compte, car je mène le groupe et vois toujours des motos derrière moi. Chabou doit abandonner, avec l'épaule et la moto chiffonnée... Pas de chance, sacrés gravillons (et on n'est pas dans l'Aveyron, pourtant...), Chabou ne verra encore pas les plages du Mourillon.

Le second CH de la journée, qui se termine à la spéciale au-dessus de Doussard, fait 200 km, on a un temps qui semble large, sauf que la fin du CH se passe en ville avec de nombreux travaux, beaucoup de trafic et, au final, comme plein d'autres participants, je prends mes premières pénalités en rallye : 5 mn de retard qui correspondent grosso modo au temps passé à aider Chabou, mais c'était pour une bonne cause, alors...

La spéciale ne me laisse pas un souvenir impérissable, elle est rapide et en côte, du coup avec miss XT, ça ne le fait pas, vitesse de pointe trop basse et relances pénibles, je termine 155ème, rien de bien intéressant. 60 km plus loin, on arrive enfin à Doussard pour une assistance d'une heure, qui permet à Eric, notre assistant de choc, de faire le plein de la moto, vérifier le niveau d'huile et , de mon côté, je mange enfin quelque chose de correct, car je n'ai fait que grignoter depuis le départ. J'ai de la visite de membres du forum XT, c'est bien agréable de les rencontrer et d'expliquer plein de choses sur le rallye et la préparation de la moto.

Après cette assistance, il nous reste encore 160 km et une spéciale à faire, il pleut, cela pourrait n'être pas facile de se motiver pour repartir, mais en fait, je repars sans aucun problème. Je suis là pour TERMINER, je terminerai !

Après un CH de 100 km, nous voici de nouveau au départ de la spéciale. Il ne pleut plus mais la route est mouillée. Je fais un temps encore moins bon qu'au premier passage, mais pourtant, je fais une meilleure place, 134ème. Finalement, ça a du bon de vivre en BZHie, je ne suis pas perturbé plus que ça par les routes mouillées.

Après un CH de 60 km, je me présente sur la ligne d'arrivée de l'étape, sans pénalités, il fait nuit et je viens de passer 18 heures à moto et j'ai fait 815 km sur des routes géniales, mon baromètre perso est coincé sur "bonheur", le vrai baromètre, lui est plutôt coincé sur "pas beau temps", on devrait avoir de la pluie demain matin pour quitter Doussard.

Petite douche à l'étape, repas dans la salle avec d'autres participants, on retrouve Chabou avec l'épaule en vrac et on a la visite de Jean-Louis Mas, alias Jolitorax, le rallyeman de l'étape qui vient partager avec nous ses souvenirs de Moto Tour passés. La soirée s'écoule doucement, on ne se couche pas forcément très tôt. De mon côté, je n'ai pas vraiment sommeil, mes allergies me gênent toujours et la nuit n'est pas bien géniale. Si je continue comme ça, ça va vite me poser un problème...

Je termine la journée 138ème au scratch (merci la base chrono !), 5ème en Classiques, tout va bien.

Mardi 30 Septembre : 3ème étape : Doussard - Langeac : 553 km

Réveil sous la pluie à Doussard, ça promet… Le temps est bouché, mais la météo nous promet un temps meilleur en allant vers l’Ouest, alors allons vers l’Ouest. Le départ a lieu aux alentours de 7:30, ça va, c’est gérable d’un point de vue sommeil. Bibi et sa compagne, du forum XT, sont revenus me voir partir, qu’ils soient remerciés encore de leur soutien.

Je pars donc sous la flotte, et j’emmène une charmante jeune dame qui m’a demandé de lui ouvrir la route, elle pourrait être ma fille, c’est marrant pour ça aussi le rallye et la moto, ces rencontres qui n’auraient jamais lieu autrement. Ma suiveuse se paume dans les embouteillages du bord du Lac d’Annecy, mais elle pointe quand même à l’heure au premier CH qui précède la spéciale de Muraz.

Celle-là, comme beaucoup d’autres, a un départ en montée et, avec miss XT, c’est un peu galère quand il y a de l’attente, car j’ai le choix entre pousser la moto moteur arrêté ou bien me muscler le jarret droit avec des re-démarrages incessants qui m’énervent passablement car ma bécane doit être mal réglée et démarre mal, surtout à chaud. Eric règlera ça 1 ou 2 jours plus tard, en reprenant le réglage de la vis de richesse, qui était incorrect.

Nous attendonc donc un grand moment sous la pluie, suite à des chutes, puis vient le vrai démarrage de la journée, avec ce premier passage en spéciale. Comme cela sera souvent le cas, la spéciale est en montée assez forte et miss XT manque cruellement de watts, en même temps comme elle manque aussi cruellement de freins, ce n’est pas plus mal, finalement. Je réalise d’ailleurs, qu’après une spéciale, je roule pendant une bonne dizaine de kilomètres avec la poignée de frein AV qui vient en butée sur le guidon, je n’ose même pas penser comment le tambour AV doit trinquer…

A la suite de la spéciale, un gros CH nous attend, histoire de nous amener jusqu’à la seconde spéciale du jour, que nous parcourerons 2 fois. Ce CH nous fait traverser l’Isère, la route passe tout près du berceau de ma famille maternelle, je me demande même si on n’est pas passés devant la ferme de cousins dont j’entends souvent parler. En tout cas, les noms des villages traversés en Isère m’étaient bien familiers. Nous arrivons ensuite sur la vallée du Rhône au-dessous de Vienne et, là encore, je connais bien le coin, puisque ma mère et ma sœur aînée habitent tout à côté de Vienne. Désolé, je n’ai pas eu le temps de m’arrêter prendre un café, j’étais attendu à Langeac…

Au début de ce CH, sous la flotte qui nous accompagne encore, je me fais un gros jardinage dans les bois, avec un groupe de motards où sont présents plusieurs autres Ch’tis Normands. On essaie plusieurs chemins en forêt, au grand dam des promeneurs qui nous disent « mais, non, ce n’est pas par là… ». Pendant ces moments de jardinage (il y en aura quelques autres…), je me répète souvent une phrase de Fred (alias Yolu08) prononcée un soir d’étape avec jardinage en 2013 : « sur le DDMT, quand tu es perdu à un carrefour, tu prends la route la plus pourrie, c’est forcément la bonne… ».

Juste avant de traverser la vallée du Rhône, je m’arrête faire le plein et miss XT me fait sa première « cagade » : plus d’un ¼ d’heure pour re-démarrer après le plein et, bien évidemment, c’est quand j’ai enlevé casque, gants et blouson pour ne pas avoir trop chaud à kicker, qu’elle re-démarre et que je dois me ré-équiper à toute vitesse en espérant qu’elle ne cale pas de nouveau… Sacrée XT !!!

Le beau temps est revenu et la traversée de la Loire, via le massif du Pilat, est juste magique. Les routes sont superbes et les paysages à couper le souffle. Je n’ai pris aucune photo, mais je peux vous garantir qu’ils sont gravés profond dans ma mémoire. La suite du CH se passe sans problème, je récupère le temps perdu à faire le plein et arrive avec une bonne avance au CH avant la spéciale de Langeac. Encore une spéciale très rapide où miss XT plafonne gentiment à 105 km/h, en plus il y a un gros freinage en descente, je ne vous dis même pas le chant des tambours au fond des bois, « allo, le tambour ? je veux freiner, je répète, je veux freiner… ».

Après la spéciale, nous arrivons à Langeac, où le paddock est vraiment superbe, dans ce grand camping et après une assistance qui permet de bichonner la moto et le pilote, nous repartons pour une boucle qui nous ramène une seconde fois à la spéciale de Langeac. Les routes sur cette boucle sont, encore une fois, du bonheur en barre, ça tourne pendant des kilomètres avec des vues superbes sur la vallée de l’Allier. Après le second passage dans la spéciale, je rattrape 2 PSR qui me laissent gentiment passer, marrant de voir leurs grosses XTZ et MT09 sautiller sur ces routes défoncées, là où miss XT passe bien plus facilement… Comme quoi, les kilos en trop, c’est toujours un problème…

La journée se termine tranquillement au paddock de Langeac. Eric change mon câble d’embrayage car il trouve que ledit embrayage est bien dur et manque de garde, ça améliore un peu la situation mais il faudra encore un autre réglage le lendemain pour avoir un vrai embrayage bien fonctionnel, qui me servira, on le verra plus tard, à faire quelques départs « canon »…

Je termine cette journée en 146ème position au scratch, 8ème en Classiques, il n’y a pas à dire, le pilote et la moto ne sont pas faits pour les spéciales rapides.

Mercredi 1er Octobre : 4ème étape : Langeac – Brive-La-Gaillarde : 343 km

Départ un peu plus tardif encore aujourd’hui, à ce rythme-là, ça va finir en colonie de vacances, ce DDMT… La journée commence par une spéciale, à Villeneuve, dont je ne me souviens pas, certainement parce que c’est encore une spéciale où miss XT a avoué ses limites…

Pas grave, malgré tout, chaque spéciale est un moment magique : avant le départ, quand tu as enfin donné ton carton et que le commissaire te le ramène, tu sais qu’il ne te reste plus que quelques secondes pour te concentrer, vérifier trois fois que ton casque est attaché, cinq fois que tes gants sont bien mis, dix fois que la première est enclenchée et là, tu avances jusqu’au directeur de spéciale qui te file les derniers conseils « attention, ça glisse dans le Xème virage… on a mis des panneaux, etc… » Ensuite, ton regard se fige sur le chrono qui égrène les 15 dernières secondes, tu essaies de préparer le mieux possible ton départ et tu attends la petite tape sur la fesse qui te dit « go !!! » Et là, c’est parti pour 2 à 3 minutes de folie où tu essaies d’être le plus propre possible, pour aller vite, faire plaisir aux spectateurs souvent nombreux, t’amuser et arriver au bout de la spéciale sans encombres… A l’arrivée au point Stop, à chaque fois, j’ai un sourire façon « banane » sous le casque et le palpitant à 180 et je réponds machinalement à la question du gars au point Stop « ça s’est bien passé ? Oui !!!». Là, tout de suite, il te faut re-descendre en pression, te rappeler que tu es de nouveau sur route ouverte, que tu ne dois plus couper les virages et qu’il y a un roadbook à suivre. A chaque fois, pour faire ça, je prends le temps, au point Stop, de calculer et marquer sur le lecteur de roadbook l’heure d’arrivée au prochain CH. Ca permet de se calmer et de rouler en sachant en permanence si je suis dans les temps pour le CH ou non.

Le parcours entre Langeac et Brive est encore une fois superbe, on passe sur les hauts plateaux du Cantal où il n’y a que des vaches et des piquets… Des milliers de piquets qui tiennent des kilomètres de clôture… On a l’impression que, lorsqu’un de ces piquets fatigue, le propriétaire de la clôture ne s’embête pas à le remplacer, il en met un nouveau juste à côté… En même temps, ça fait des sortes de barrières très serrées qui doivent être plutôt efficaces pour arrêter la neige qui doit tomber en abondance l’hiver dans ces contrées en altitude. En tout cas, ça crée un paysage étonnant… Cela permet aussi des rencontres étonnantes où l’on voit un gars, spectateur du DDMT, installé tout seul au milieu de rien à regarder passer les motos. Je prends bien soin de saluer tous ces spectateurs qui se déplacent pour voir des inconnus traverser leur région, on partage la même passion, autant qu’ils en soient remerciés.

La descente sur Argentat est précédée de plusieurs autres descentes/remontées dans des vallées bien profondes, je me rappelle du village de Rivière annoncé longtemps à l’avance sur le roadbook. On se dit alors que cela doit être une ville importante et on découvre finalement, après ¼ de descente avec un virage tous les 50 mètres, trois maisons qui se battent en duel et il faut encore ¼ de montée avec un virage tous les 20 mètres pour rejoindre la « civilisation ». A Rivière, quand tu as oublié les allumettes dans tes courses, il te faut minimum ½ heure pour aller en chercher… et encore, quand il fait beau et que la route est dégagée ! Le mieux, c’est encore d’avoir un allume-gaz électrique…

L’arrivée sur Argentat est superbe, avec le passage au barrage du Chastang qui surplombe lui-même un autre barrage qui surplombe la ville. Les habitants d’Argentat doivent avoir une foi essentielle dans le béton qui a servi à faire ces 2 barrages, car si d’aventure, l’un de ces barrages pète, ils se retrouveront à Bordeaux sans savoir pourquoi…

Le second CH de la journée nous amène à la spéciale de St-Hilaire Peyroux qui est certainement celle que j’ai le plus aimé : rapide mais pas trop, viroleuse à gogo avec des courbes relevées qui se prennent sans toucher aux freins (de toutes façons, je n’en ai pas…) et une arrivée en ville totalement improbable… après un virage à 90°, on découvre la terrasse du troquet où est quasiment installée la cellule de chronométrage. On passe une 2ème fois dans cette spéciale après être passé à l’assistance à Brive où le public est vraiment nombreux dans le paddock.

Il faut reconnaitre que la suppression des parcs fermés a profondément changé l’ambiance dans le paddock : les motos sont là en permanence, pour les mécanos ça permet de faire l’assistance tranquillement sans stress, pour le public, ça permet de voir les motos et d’avoir donc un sujet de discussion qui permet de rencontrer les pilotes, pour les pilotes, ça évite de longues marches à pied avec tout le barda pour aller et revenir au parc fermé. Finalement, c’est plutôt bien, même si ça ne garantit plus les « bricolages » sur les motos après le contrôle technique, mais ça, personne ne le fait, hein ? 

Jeudi 2 Octobre : 5ème étape : Brive-La-Gaillarde - Albi : 365 km

Départ encore plus tardif, ce jeudi alors qu’on a pourtant pas mal de bornes, ça promet une arrivée limite à la nuit sur le circuit d’Albi où est installé le paddock d’arrivée.

Avant le départ, les commissaires relèvent notre compteur kilométrique, on se dit «tiens, il va y avoir un contrôle à l’arrivée pour détecter d’éventuels pratiquants de raccourcis… » Ben non, finalement, le compteur ne sera jamais relevé une seule autre fois, donc les ceusses qui coupent peuvent continuer à couper, ils ne seront pas pris… En même temps, je n’arrive pas à comprendre le fait de « couper » le roadbook d’un rallye, je dois être un peu limité du bulbe : pour moi, suivre le roadbook à la lettre fait partie du jeu. Certes, j’ai réalisé plusieurs fois que David nous faisait faire souvent plusieurs dizaines de kilomètres pour nous ramener quasiment au même point, mais quand on voit les routes qu’il nous a fait prendre, ça en valait vraiment la peine…

La journée commence par un CH court qui nous amène à la spéciale d’Aubazine. C’est toujours un risque de pénalité ces CH courts dont le départ est en ville, tu perds au début du CH des cartons de secondes qu’il va falloir aller chercher ensuite en roulant propre, rapide et régulier si tu veux pointer à l’heure. A ce petit jeu, j’emmène à peu de choses près toujours les mêmes et je vois bien, à leur regard à l’arrivée au CH qu’ils se disent « finalement, on a bien fait de prendre sa roue, ça a permis de pointer à l’heure… ».

La spéciale d’Aubazine passe sans encombres, encore une spéciale très rapide où je suis à fond pendant de grands moments et où seul mon neurone protecteur me dit de couper et freiner avant les virages car, à la vitesse où j’arrive en courbe, un motard moins bien protégé par son neurone passerait sans couper les gaz ni toucher les freins. En fait, je suis quasiment certain que je passe, dans ce genre de spéciale, à peine plus vite que si la route était ouverte…

Ensuite, nous attaquons la traversée du Quercy et je reconnais bien certains coins d’une région proche de mon Limousin natal et où je suis souvent venu rouler à moto, avec miss Ducati. Malgré tout, je découvre des routes dont je n’imaginais même pas l’existence. Je retrouve aussi mes gravillons préférés, ceux de l’Aveyron, mais cette fois-ci, c’est moi qui gagne, ils ne m’ont pas eu ! En tout cas, les responsables des routes de l’Aveyron sont des grands malades, tout le budget doit passer en gravillons, vue la quantité qu’on trouve, y compris sur des petites routes où il doit passer 2 voitures par jour au maximum… Et, quand ce n’est pas des gravillons qu’on trouve sur les routes, ce sont des chataignes écrasées. Ok, là, les responsables des routes n’y sont pour rien, mais, entre chataignes et gravillons, je ne sais pas ce que je préfère…

L’arrivée sur Albi se fait par de très belles routes avec des courbes à gogo, pour une fois le roadbook ne nous a pas fait trop le coup du début bien difficile, milieu bien cool et final bien difficile qui te fait monter l’adrénaline parce que tu vois fondre toute l’avance gagnée au milieu du roadbook alors que l’arrivée n’en finit pas d’approcher.

La spéciale de Marsal se passe sans problème particulier, après un passage à l’assistance à Albi. Pas de souvenirs particuliers, donc ça devait encore être du trop roulant pour miss XT…

Belle soirée sur le paddock du circuit d’Albi, on est bien installés, les douches sont encore chaudes même si elles sont à pétaouchnok dans les abords du circuit.

Vendredi 3 Octobre : 6ème étape : Albi - Alès : 316 km

Albi – Alès, voilà certainement l’étape que j’ai préférée : un temps superbe, des routes de folie et une spéciale dingue à l’arrivée sur les circuits piste et rallye d’Alès !!

On part du circuit d’Albi en mode liaison neutralisée avec ½ heure pour rejoindre la cathédrale d’Albi, ce monument étonnant fait de millions de briques rouges. Le vrai départ a lieu derrière la cathédrale et le premier CH, court en kilomètres, se révèle très court en temps car on perd beaucoup de temps à sortir d’Albi. Encore une fois, je récupère plusieurs participants qui se la coulaient douce et prennent finalement ma roue pour arriver à l’heure au CH qui précède la seconde base chrono du DDMT.

Ah, cette seconde base chrono… J’y ai pris un bouillon phénoménal, parce que je me suis mis la pression tout seul…

Comme j’avais plutôt bien gazé sur la première (rappelez-vous, 13ème position à 1 seconde du temps de référence), je me suis cru champion du monde de la base chrono et j’ai abordé celle-ci en me faisant tout un film où je montais sur le podium à la fin du DDMT pour recevoir le challenge Base Chrono… Et, patatras, tout ce stress inutile m’a fait perdre les pédales… Me voilà parti dans la base chrono, le couteau entre les dents. Rapidement, j’ai le Vector à la bonne moyenne, mais je suis tellement focalisé là-dessus que je ne vois pas passer une intersection pourtant simple et que j’ai pris comme il fallait. Je réalise ça, commence à paniquer et au lieu de procéder comme d’habitude dans ce cas-là, ie. continuer jusqu’à l’intersection suivante, me voilà parti à faire demi-tour pour aller rechercher cette intersection. Je ne la retrouve évidemment pas puisque je ne sais pas depuis combien de temps je l’ai passée et que je ne veux pas tourner en rond trop longtemps. Du coup, mon compteur est tout décalé, et comme je suis en panique et que le chrono tourne, je ne prends pas le temps de le recaler. Conséquence immédiate, je loupe vraiment l’intersection suivante et je pars jardiner dans la campagne. Le temps de m’en rendre compte, de revenir sur la bonne route, j’ai pris une cargaison de minutes et je termine quasiment dernier de la base chrono…

Je m’arrête un bon moment après le point Stop, pour me calmer et évacuer tout ce stress et je reprends le roadbook. Je rattrape un gros groupe de bécanes mêlant concurrents et accompagnateurs et comme je sais que j’ai déjà pris beaucoup de retard, je remonte la file. Je vois bien le regard étonné de certains motards qui se font déposer par une XT en folie… 2 ou 3 motos s’accrochent à mon rythme et nous voilà partis à la rencontre du brouillard sur le plateau du Larzac. La lumière est étrange, on est dans le brouillard, mais sous le soleil, très étonnant. Les routes sont superbes, quelques fois, il en manque des morceaux, on voit bien les stigmates des gros orages de la semaine précédente.

A un moment donné, le brouillard devient trop épais, je m’arrête, suivi d’une seule moto dont le pilote me demande ce que je fais : « j’enlève juste mes lunettes, je ne vois plus rien ». Regard étonné de mon co-équipier qui a lui aussi des lunettes, et nous voilà repartis de plus belle dans le brouillard. Visière ouverte, sans lunettes, rien ne m’arrête et je récupère rapidement mon retard. Ce n’est pas plus mal car la fin du roadbook, 100 km avant Alès, devient vraiment corsée. On prend une route à flanc de montagne, avec des bacs à gravier profonds de 50 à 100 mètres, et avec un virage tous les 20 mètres. J’y suis 2 gars du CMPN, en TMax et R1 et finalement, miss XT n’est pas du tout à la ramasse derrière ces 2 engins 2 ou 3 fois plus puissants qu’elle. En fait, sur les routes du DDMT, il vaut mieux avoir une brêle légère et maniable sans moteur et sans freins qu’une bécane bourrée de chevaux avec des disques de frein façon 33 tours… Cela fait d’ailleurs plusieurs fois que je constate que je fatigue bien moins que d’autres participants sur des bécanes plus récentes qui se révèlent bien plus difficiles à emmener sur les routes improbables qu’on nous fait prendre.

Après ces quelques 40 km à tournicoter au-dessus d’Alès, nous arrivons au circuit pour faire une première fois la spéciale circuit+ piste rallye. L’attente est importante, en plein soleil sur le circuit, c’est un poil difficile de supporter le cuir, mais c’est pour une bonne cause, alors on patiente !

La spéciale circuit + piste rallye à l’envers, voilà le moment qui m’a vraiment marqué : un truc de fou !

On démarre donc dans le bas de la ligne droite du circuit devant les stands pour faire quasiment un ½ tour du circuit à l’envers. Comme je ne connais pas le circuit à l’endroit, cela ne me pose pas de problèmes particuliers. Coach Rob m’a expliqué qu’il y avait des petits cônes et des grands cônes au bord du circuit et qu’il fallait s’en servir pour trouver la traj’. J’applique ça à la lettre, vue ma vitesse j’ai bien le temps de localiser les cônes et, finalement, ça se passe plutôt bien sur la partie circuit. Au fond du circuit, on quitte la piste par une grande montée très raide qui se termine dans une épingle à gauche, pas facile à négocier avec un gromono poussif. Au premier passage, j’arrive là-dedans sur un rapport trop bas et je me demande encore comment je n’ai pas calé sur un coup de piston. Ensuite, le raccordement avec la piste de rallye se fait par une grande courbe le long d’une glissière de sécurité, assez impressionnante et on débouche à pleine vitesse sur un portail d’entrée sur la piste de rallye. Ce portail est situé derrière une bosse et il donne dans une côte très raide sur la piste de rallye. Il faut donc freiner avant la bosse et tourner à droite à 90° en montée juste après le portail. Au premier passage, je n’ai pas compris les signes du commissaire qui me montrait la piste vers la droite et j’ai découvert juste après la bosse au niveau du portail qu’il fallait freiner et tourner. Résultats des courses, avec mes ralentisseurs, je suis allé tout droit et, au lieu de faire un virage à 90°, j’ai fait un 540° dans la pelouse en face pour enfin rentrer sur la piste de rallye. A partir de là, c’est quasiment indescriptible : ça monte, ça descend, ça tourne à droite, à gauche, ça se referme, ça fait des épingles, le goudron est bon, mauvais, absent ou présent entre les trous, bref, c’est n’importe quoi, mais c’est ça qui est bon !!! On a l’impression de rouler dans une lessiveuse et on sort rincé mais content !!!

Au deuxième passage, j’ai précisé au concurrent qui me suivait de demander 1 minute au lieu des 30 secondes habituelles après mon départ, il ne l’a pas fait et m’a rattrapé dans la partie rallye de la spéciale. Il a klaxonné et gueulé, m’a-t-il dit, mais je ne l’ai pas entendu et il a fini par me passer au freinage sur une des dernières épingles, mais a failli se sortir… Retrospectivement, j’en ai encore froid dans le dos de savoir qu’on a arsouillé ainsi sur une piste aussi tordue…

La journée se termine au soleil sur le paddock d’Alès, avec force spectateurs qui viennent discuter. Miss XT attire beaucoup de monde, la phrase préférée restant : « t’as vu une XT, j’ai eu la même quand j’étais plus jeune » et je sens clairement que beaucoup se disent que je suis un poil barjo de rouler là-dessus en rallye.

Samedi 4 Octobre : 7ème étape : Alès - Toulon : 427 km

Samedi matin, petit pincement au cœur, on entame la dernière grosse étape, car il faut bien reconnaitre que, dimanche, ça va être du pipi de chat, les 38 km après toutes ses grosses journées de moto. Car, 300 ou 400 km, ça peut paraitre assez peu finalement en kilomètres, mais quand on voit les routes empruntées, qui nécessitent une attention permanente, sans compter la navigation compliquée et en y ajoutant les séquences spéciale, ça fait des journées de moto de 8 à 10 heures dont on sort heureux, contents mais fatigués. Un petit sondage autour de moi me montre rapidement que je ne suis pas le seul à avoir le fessier en feu, même ceux qui ont des bécanes réputées confortables se plaignent de leur postérieur et plein d’autres en ont plein les bras d’emmener leur moto. De mon côté, je n’ai pas cette fatigue-là, c’est certainement dû au poids plutôt léger de miss XT et au fait que sa poussivité m’impose d’enrouler plutôt de faire du frein-gaz-frein…

La matinée commence par une spéciale sur le circuit de vitesse : 5 tours de circuit précédé d’un tour de reconnaissance et d’un tour de formation. J’y vais en mode décontracté, sachant que je vais prendre cher en écart de temps avec ma bécane qui plafonne à 135 km/h (et encore après une ligne droite comme celle du Mans avant le Chemin aux Bœufs). Là, sur un circuit aussi tarabiscoté qu’Alès, j’arriverai péniblement à prendre 110 km/h. D’ailleurs, en fait, tout se joue très vite, dès le départ, je n’ai plus que 4 ou 5 motos derrière moi, j’arsouille pendant 3 virages avec un Vmax qui me largue dès la première grosse ligne droite, je me fais déposer par un Mono Ducati et j’arrive à contenir les 2 derniers en respectant scrupuleusement les conseils de Rob Ze Coach : « tu vas chercher le grand cône et tu plonges vers le petit cône avant d’aller chercher le grand cône suivant… ». A 4 virages de mon avant-dernier tour, je fais littéralement déposer par Renaud Fanon qui me passe à l’intérieur de la grande épingle en descente, avec son XLR qui est au rupteur, no comment… Je n’aurais donc pas la possibilité de faire les 5 tours, le drapeau à damier tombe dans mon 4ème tour.

Le parcours entre Alès et Toulon est encore une fois de toute beauté. On s’approche gentiment du juge de paix local, j’ai nommé le Mont Ventoux qui est couvert d’un beau chapelet de nuages. A Malaucène, il fait 25° et on cherche l’ombre pendant le ¼ heure d’assistance qui nous est imposé avant d’attaquer l’ascension du Ventoux. J’hésite à enfiler la veste de pluie, surtout pour ne pas avoir froid, finalement je reste en cuir et ça va passer en ayant un peu froid au sommet, mais bon c’est supportable.

La montée se passe super-bien, j’arrive au sommet avec une moyenne de 70 km/h, pas mal avec une trapanelle qui perd ses chevaux à la pelle à chaque mètre gagné en altitude. Au sommet, s’il me reste 20 chevaux dans le gromono, ça doit bien être le bout du monde… La descente vers Sault, c’est du pur bonheur, il faut juste que je me calme sinon mes freins vont déclarer forfait et ça pourrait devenir problématique. Dans Sault, on aperçoit 2 PSR en plein action, ces messieurs ont décidé de nous radariser depuis une terrasse de café, rien que ça… ou comment joindre l’inutile (puisqu’on les voit à 15 km de distance et qu’on peut se planquer derrière les cyclistes) à l’agréable (ils peuvent siroter des pastagas en radarisant…). Les cyclistes, parlons-en, le Ventoux en est plein et je les admire de monter là-haut par un tel temps, il fait froid au sommet, le soleil est caché, mais un jour, je reviendrai à vélo et je grimperai moi aussi le Ventoux à la force des mollets, non mais !

La spéciale du Pas de La Couelle, je l’ai bien aimée, mais j’ai moins aimé de devoir attendre longtemps, longtemps, parce qu’un gars avait décidé de se suicider dans les bois les bras attachés dans le dos… Quand on a tous dû s’écarter, dans la file d’attente, pour laisser passer la police criminelle, on a dû être plein à penser qu’on ne ferait pas la spéciale. Finalement, l’efficacité des commissaires nous a permis de passer juste avant la nuit.

Le retour sur Toulon se fait en mode Joe Bar Team, avec un groupe de moto qui grossit à chaque feu rouge, ça j’aime moyennement… Surtout quand on découvre qu’après roulé un peu n’importe comment, en fait, le contrôle horaire d’arrivée est neutralisé… Pas très cool, tout ça !

Voilà, Toulon est en vue, le DDMT est quasiment terminé, il reste une spéciale et le bain dans la Méditerranée. Ce samedi soir, c'est repos et repas avec les Ch’tis Normands, on mange en bord de plage et on va refaire 10 fois ces 7 jours passés à rouler ensemble.

Dimanche 5 Octobre : 8ème étape : Toulon - Toulon : 38 km

Lever à une heure quasiment normale pour un départ vers l’unique spéciale du jour : la Montée du Mont-Faron.

Le premier CH est large, même si on perd tous un peu de temps dans la braderie de je ne sais plus quel village et me voilà enfin à l’entrée d’une spéciale dont j’ai entendu parler plein de fois. Finalement, je m’y amuserai moyennement. Les bacs à gravier sont un peu trop profonds pour avoir envie d’aller les visiter et les épingles en montée ne sont pas faciles à négocier avec un gromono poussif : en première, le moteur gueule et la moto fait ce qu’elle veut, en seconde, ça cogne et ça ne repart pas… Malgré tout, je me fais mon petit saut sur la bosse en haut, j’ai suivi les conseils de Loulou l’an dernier, mais pour autant je ne claque pas une pendule, loin de là.

Par contre, ce que j’ai beaucoup apprécié, c’est la haie d’honneur des commissaires et organisateurs après l’arrivée et le petit mot de gentil de Marc Fontan à chacun des participants. Cela a été l’occasion, pour moi, de le remercier en direct pour le boulot formidable qu’il a fait pour qu’on puisse prendre un tel plaisir à faire ***son Moto-Tour*** !

Le dernier CH est neutralisé, je re-descends tranquillement à Toulon, pas le moment d’avoir un pépin, j’ai un bain à prendre, non mais !

Dans le paddock, je retrouve les potes et on partage ce moment étrange où on est d’un côté très content d’avoir terminé et réussi ce pari et de l’autre très triste que ça soit fini.

Avec Rob Ze Coach, on va piquer une tête dans la Méditerranée, un peu deçu qu’il n’y ait pas la même ambiance que l’an dernier où quasiment tous les Ch’tis Normands étaient présents pour la baignade et pour la photo finale. Pas grave, ça ne peut pas se passer toujours pareil d’une fois sur l’autre…

Alors qu’on est en train de ranger nos affaires, une personne de Yamaha Racing vient m’inviter, moi le proprio d’une XT de 34 ans, à les rejoindre sur leur stand dans le village du DDMT pour un apéro. On y va avec Rob et Eric et, merci Yamaha, on a fait un excellent apéro dinatoire  en compagnie de plusieurs champions : Denis Bouan, Julien Toniutti et Barbara Collet qui roulent tous sur des Yamaha bien plus jeunes que la mienne !

Le début de l’après-midi est consacré aux podiums, nous allons applaudir notre pote Fleup qui monte sur la troisième marche en Classiques et, ensuite, nous remballons nos affaires, montons les motos sur la remorque et repartons vers nos pénates. J’arriverai à Rennes en début d’après-midi le lendemain, fatigué mais heureux.

Conclusion

Voilà, j’ai atteint mon objectif : faire le Moto Tour avec ma XT500 et j’en suis fier et heureux ! Je termine 132ème sur 176 classés et 6ème en Classiques sur 9 motos classées.

Je tiens à remercier chaleureusement les Ch’tis Normands (ceux de 2014 et ceux de 2013) qui m’ont énormément aidé dans cette aventure. Votre enthousiasme et votre soutien permanent ont été essentiels pour avoir encore envie de faire cela après ma cabriole de 2012.

Un énorme merci à mes proches, ma famille qui a enduré une semaine d’inquiétude à me savoir sur les routes.

Et un dernier merci à mes quelques sponsors : Planet Yam et Maxxess à Rennes, et ma banque (contre son gré). ]]> Wed, 5 Nov 2014 23:15:18 GMT http://www.webazar.org/blog/?idblog=9?idblog=9&idarticle=60 <![CDATA[Les Ch'tis Normands au DDMT 2013 dans Motomag]]>

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  • http://www.motomag.com/Ch-tis-Normands-ils-partirent-30-et-tous-arriverent-a-bon-port.html]]> Wed, 16 Oct 2013 00:05:58 GMT http://www.webazar.org/ddmt2013?idblog=8&idarticle=59 <![CDATA[Le DDMT vu par un assistant...]]> Le DDMT version assistance…

    [Flashback] Vendredi 13 juillet 2012, 17 heures, le médecin urgentiste vient de sortir du box, où j’attends depuis 2 ou 3 heures, après m’avoir annoncé que j’ai le plateau tibial fracturé et que je dois être opéré le lendemain. Ma participation au Moto-Tour 2012 s’éloigne singulièrement. Dès le lendemain, j’annule mon inscription mais je promets à mes potes Ch’tis Normands que je serai là pour faire l’assistance… Mi-septembre 2012, il faut que je me rende à l’évidence, la ré-éducation sera bien plus longue que prévu, je n’ai pas encore le droit de marcher, je suivrai le DDMT 2012 depuis mon canapé par AFC-Micro et SMS interposés…

    Dans le courant du printemps 2013, tout se confirme, cette année sera moto ou presque, sans rallye, c’est sûr, je me console en étant commissaire sur les Ch’tis Givrés et sur la Sarthe et je propose au Ch’tis Normands ma candidature en tant qu’assistant pour le DDMT 2013 où ils rempilent tous ou presque.

    Avant l’été 2013, Fred m’appelle pour me dire qu’ils veulent me voir dans leur équipe d’assistance, je dis oui sans hésiter, je ferai le DDMT 2013, même si c’est sur le bord de la route et dans le paddock, mais je le ferai !

    Vers mi-septembre, je fais la connaissance lors d’un repas chez Wul de l’ensemble de la branche basse-normande des Ch’tis Normands : Cédric alias Loulou, Michael alias Dug, Fred et Wul comme pilotes, David, Nicolas et Fredo comme assistants. Le repas se passe merveilleusement bien, on est sur la même logique : prendre un maximum de bon temps, en tant que pilote ou assistant et faire en sorte que tout le monde arrive à Toulon pour une baignade dans la baignoire méditerranéenne !

    Vendredi 27 septembre, 7h00 du mat’ : je monte dans le train vers Rennes, puis prend le tortillard qui m’amène à Caen, où Fred me récupère à la gare, le DDMT a commencé, on part vers Saverne. Retrouvailles de l’équipe à Falaise, chez Loulou, le Master attelé à la caravane qu’on doit conduire est là, tout fier dans la cour du pavillon de Loulou, les différents membres de l’équipe arrivent, le départ est proche. Vers 14h00, tout le monde est là, on met les bouts dans nos 2 Master : Fred, Loulou, Wul, Fredo et ma pomme dans le Master attelé, David, Nicolas et Dug dans le second Master, direction Saverne, 680 km et 8 heures de route…

    Samedi 28 septembre, vers 2h00 du mat’, on débarque à Saverne et on découvre le campement des Ch’tis Normands qui occupe quasiment toute une allée : il y a là les Dunkerquois, Arnaud, Fleup et Dider comme pilotes et 4 assistants dont je n’ai pas retenu les prénoms (désolé, je suis mauvais pour ça…), Dom et Guillaume sont installés au milieu dans le Transporter aussi « classique » que la XLR de Dom, Rob et sa bande occupent le dernier côté dans un superbe camping-car avec Odile, Eric comme assistants, José (pilote), Patrick et ??? ses assistants. Il ne manque que les hauts-normands, qui arriveront dans la matinée : Seb, Sylvain, Vincent et Richard comme pilotes, et Eric et 2 autres assistants.

    Samedi, en cours de matinée, l’équipe est au complet et les pilotes fort occupés à passer les contrôles administratif et technique.

    Comme ils ont bien préparé leurs motos, les contrôles se passent sans aucun problème, à part pour Dom dont la XLR a décidé de rejeter son essence à qui mieux-mieux : Guillaume garde un calme olympien, face à ces emmerdes à répétition, il change X fois de carbus et la XLR finit par rejoindre ses copines en parc fermé, mais on sent bien que l’histoire n’est pas finie.

    L’après-midi du samedi est consacrée à la reconnaissance de la spéciale du Nideck qui n’est qu’à quelques kilomètres de Saverne. On y va avec les 2 Masters et s’adjoint à nous Rob. On fait plusieurs passages, où je conduis notre Master, Loulou faisant les commentaires et bruitages sur la manière de passer les virages, le must restant « à partir de là, ça passe à fond ! » qui laisse ses copains pilotes dubitatifs sur la santé mentale de l’olibrius quand ils voient ce qui reste à passer « à partir de là »… Loulou prend ensuite le volant et essaie de nous montrer les bonnes trajectoires en Master, nous n’épiloguerons pas, les images seraient trop insoutenables pour certains, mais en Master aussi « à partir de là, ça passe à fond !»…

    Nous terminons la journée de Samedi en mettant au point notre stratégie d’assistance. Dans les grandes lignes, ça donne : le premier camion, conduit par David et Nicolas, part en même temps que le premier pilote pour aller se positionner sur un point de l’itinéraire du jour, où ils assureront une assistance en essence, victuailles et plus si affinités… ou problème… Le second camion, que Fredo et moi-même conduirons, part après le dernier pilote. Notre rôle est donc de ranger toutes les affaires, plier le camp et tailler la route jusqu’à l’étape suivante pour que le premier pilote trouve un camp installé quand il arrivera à l’étape en fin de journée.

    Une fois à l’étape, les assistants sont là pour que les pilotes n’aient qu’à se soucier de leur course : leurs motos sont prises en charge dès qu’ils arrivent, on réalise les opérations qu’ils jugent nécessaires : plein, nettoyage, petite ou grosse réparation, nettoyage du casque, etc… C’est surtout le domaine de David et Nicolas pour les bas-normands, mais Fredo et moi-même mettront aussi la main à la pâte lors des coups de bourre. Notre domaine privilégié, pour Fredo et moi-même, c’est surtout la vie dans le camp : installation du campement, courses pour la bouffe et réalisation des repas. On ne donnera pas dans la grande cuisine, mais plutôt dans du « qui tient au corps et permet de tenir le choc »…

    Dimanche 29 septembre : réveil à une heure normale, aux alentours de 8h00, il faut en profiter, ça n’arrivera pas de nouveau avant plusieurs jours… Le paddock se réveille doucement, ceux qui n’ont pas terminé leurs contrôles techniques y passent, les autres n’ont qu’à attendre le départ de la parade qui va leur faire faire un petit tour dans Saverne, au son de la musique militaire qui nous gratifie de tous les tubes militaires en vogue dans les régiments… On est loin du Top 50, mais les rupteurs de certains n’arrivent pas à couvrir la fanfare…

    Les motos retournent en parc fermé, pas pour très longtemps, car le vrai départ du DDMT 2013 est donné aux alentours de 14h00. En tant qu’assistants, c’est journée off, l’étape étant courte, certains d’entre nous vont sur la spéciale du Nideck, mais en spectateurs. De notre côté, nous restons au paddock et radio-paddock commence à fonctionner pour nous indiquer qu’il y a plusieurs accidents, tant qu’on ne sait pas qui est concerné, on a toujours une petite inquiétude… Au fur et à mesure de l’après-midi, tous les pilotes Ch’tis Normands repassent dans le paddock entre les 2 boucles. Leur sourire en descendant de la moto en dit long sur ce qu’ils vivent : les villages du coin sont pleins de spectateurs, ils sont les stars…

    Dom’ continue à galérer avec sa XLR qui pisse toujours l’essence et tourne comme une patate, il sauve les meubles en terminant l’étape et Guillaume se remet à l’ouvrage pour résoudre le problème. Il y arrivera et Dom’ pourra partir l’esprit un peu plus serein pour l’étape suivante.

    A la fin de la journée, tous les Ch’tis Normands sont en course, Cédric est dans le Top 20, plusieurs autres sont dans le Top 100 et tout le monde a la banane !

    Pendant l’après-midi, on a différentes visites : le frère de Rob, des potes ducatiSTes, sympa de voir tout le monde et discuter. Il y a aussi beaucoup de spectateurs qui tournent dans le paddock, certains étant souvent désappointés de ne pas voir de moto, c’est une des joies du rallye, pendant l’étape, les motos sont invisibles et à l’étape, elles sont dans le parc fermé, il faut vraiment être là au moment de l’assistance pour les voir et voir les pilotes.

    A l’arrivée de l’étape, les concurrents reçoivent le roadbook de l’étape marathon Saverne- Thonon du lendemain : 774 km et 3 spéciales, ça va donner… Commence alors un premier marathon, dans le paddock : l’atelier découpage et collage de la quinzaine de mètres du roadbook. Pendant que certains découpent le roadbook, Patrick et moi-même commençons notre petit boulot du soir : l’analyse du roadbook du lendemain pour trouver les points d’assistance rapide et le trajet optimal pour les assistances lentes. Une fois ce boulot fait, je passe parmi les pilotes pour les rassurer sur les points où ils trouveront de l’essence.

    Lundi 30 septembre, 2h00 du mat’ : le réveil sonne, difficile d’émerger, mais il faut y aller, notre premier pilote, Loulou va partir d’ici une heure, il faut être à ses côtés pour qu’il puisse prendre un petit-déjeuner et ne pas partir le ventre vide. Tous les assistants se lèvent, David et Nicolas préparent leur camion pour partir en même temps que Loulou, Fredo et moi-même commençons à ranger le camp, sans donner l’impression aux autres pilotes qu’on les met dehors. Dug, Fred et Wul émergent dans cet ordre et chez les autres Ch’tis Normands, c’est le même cérémonial : chaque pilote prend son petit-déj’, s’équipe, contrôle 15 fois qu’il prend tout ce qui lui est nécessaire pour la journée et part récupérer sa moto en parc fermé.

    Quand Wul a terminé de se préparer, nous avons de notre côté quasiment terminé le rangement, on peut lever les béquilles de la caravane, l’atteler et partir.

    Ce lundi, pour nous, l’étape est de 380 km en passant par la Suisse. Nous suivons fidèlement le Tomtom qui nous fait contourner efficacement Strasbourg et nous envoie aux alentours de Bâle où nous allons franchir la frontière suisse… Ah, la frontière suisse, un grand moment… Wul nous a acheté une vignette d’autoroute, mais il aimerait bien pouvoir la revendre, alors on ne l’a pas collée sur le pare-brise. Pour avoir longtemps vécu avec une haut-savoyarde et être venu souvent en Suisse, je sais que ça ne va pas passer, mais bon, on tente… Manque de bol, un gentil douanier suisse nous alpague et nous intime l’ordre de « ccoollleeer la vviiiggnnnetteee, messieurs… » (avec l’accent suisse dans le texte…). Il découvre aussi qu’on n’a pas de vignette pour la caravane et nous envoie voir son copain caissier pour en acheter une. J’y vais et tombe sur un véritable robot : le gars ne connait que 2 mots : « yop » et « 2 », le premier pour acquiescer à mes questions, le second pour me dire sur quelle touche appuyer sur son terminal de CB pour choisir la devise… Grave, le gars… je repars à moitié explosé de rire, mais je me retiens car une autre des caractéristiques des douaniers suisses est leur absence d’humour… Guillaume nous en ramènera une autre preuve quand il s’est fait chopé à la douane de sortie et qu’il est allé se garer en France pour ne pas bloquer la route… Le douanier suisse n’a pas apprécié et le lui a fait savoir.

    Avant d’arriver au paddock à Thonon, nous nous arrêtons faire nos courses et je tombe, par hasard, dans le supermarché sur un membre éminent de la liste Ducati Sport Touring, étonnant comme le monde peut être petit quelques fois…

    Vers 14h00, nous prenons possession de notre campement, qui est indiqué sur le sol par nos numéros d’assistance. Les Ch’tis Normands ont le numéro 13, et nous sommes censés partager notre partie de paddock avec les 11, 12 et 14. Vue la taille de l’emplacement, ça va être chaud… Bon an, mal an, on arrive à loger tout le monde, même si certains sont à 2 doigts de l’énervement… Manifestement, le Tétris n’est pas leur tasse de thé et ils aimeraient pouvoir prendre leurs aises. Au fil des jours, les habitudes se prenant, la mise en place sera plus simple, d’autant que certains paddocks à venir seront vraiment très grands.

    A Thonon, ce n’est pas le grand luxe, notamment côté toilettes et électricité… On fait comme on peut, mais c’est un peu désolant de voir qu’une grande ville comme ça, dans un coin aussi riche que la Haute-Savoie, n’accueille pas mieux que ça le DDMT…

    Petite particularité de cette étape : l’assistance du soir est une assistance « marathon » que les pilotes doivent faire tous seuls. Ils sont donc installés dans un gymnase transformé en garage géant et les assistants n’ont que le droit de leur apporter les outils, pneus et essence et, ensuite, le pilote se débrouille tout seul.

    Pour la plupart des Ch’tis Normands, ça se passe comme une lettre à la Poste, sauf pour Wul et Dom.

    Wul a cassé son câble d’embrayage aux environs de St-Claude et, au lieu d’appeler l’assistance rapide qui se trouvait tout près de lui à ce moment-là, il a choisi de m’appeler. Nous étions à ce moment-là en Suisse, donc je n’ai pas reçu l’appel et n’ai trouvé son message qu’une fois arrivé à Thonon. Du coup, le pauvre Wul doit terminer en camion balai et il arrive fort tard et est donc mis hors course avec 5 heures de pénalité. Il a le droit de repartir mais ne sera plus classé. Sa moto arrive bien après lui, les assistants mécanos la prennent en charge et réparent son câble d’embrayage, la moto ne retournant en parc fermé que le matin juste avant le départ.

    Dom, de son côté, a des soucis de serrage de sa roue AR. Elle a du jeu et il est impossible de bloquer l’axe. Guillaume court partout pour trouver des rondelles à mettre sur l’axe, mais quand Dom les met en place en assistance marathon, lorsque l’axe est bloqué, la roue l’est aussi, du coup, il enlève les rondelles et Guillaume reste fort inquiet à l’idée de voir Dom rouler avec un axe mal serré, on le comprend…

    La soirée se termine assez tard, le repas étant pris vers 22h00, les pilotes ont les traits tirés, mais ils ont tellement d’anecdotes à raconter que personne n’a envie d’aller se coucher rapidement.

    Mardi 1er octobre, aux aurores, trop tôt... : Loulou se réveille le premier, nous émergeons pour l’aider. Une grosse étape attend encore les pilotes, 580 km, de notre côté, nous avons 370 km d’autoroute à dérouler, via Annecy, Chambéry, Lyon, St-Etienne et Le Puy en Velay. Ca se passe sans encombres, Fredo et moi-même conduisons à tour de rôle, je commence généralement la journée, Fredo prenant le relais et assurant l’entrée dans le paddock. Chacun d’entre nous s’octroie généralement un petit somme, histoire de reconstituer les batteries, l’air de rien, on a des journées bien denses, même si elles le sont moins que celles des pilotes.

    Le paddock de Langeac, parlons-en : après Thonon et son paddock étriqué, c’est Versailles !!! On est accueillis dans un camping immense, arboré avec électricité et eau à tous les postes, c’est tellement grand qu’on y tourne un grand moment avant de trouver le bon endroit. Fredo et moi-même nous sommes souvent les premiers Ch’tis Normands arrivés, c’est à nous de réserver suffisamment d’espace pour que tout le monde loge : les Ch’tis Normands, c’est tout de même 9 véhicules à caser, donc un camping-car, une caravane, 7 camionnettes… autant de barnums et plusieurs tentes ! Il faut aussi trouver un emplacement qui n’impose pas aux pilotes de marcher pendant des heures pour rejoindre le parc fermé. C’est le cas à Langeac où il est situé à presque 10 minutes de marche, en combi et bottes, ce n’est pas une partie de plaisir, surtout après ou avant une journée de bécane.

    L’étape Langeac – Thonon se déroule sans accroc particulier, seul Dom a toujours ses misères de roue AR qui prend du jeu, mais cela ne l’empêche pas de remonter un grand nombre de places au classement, en faisant des super temps dans les spéciales. Cédric se rapproche doucement du Top 10 et les autres pilotes confortent leurs places dans le Top 100. Ceux qui ont déjà fait le DDMT comparent leurs expériences et, apparemment, celui-ci fait partie des grands crus, d’autant que la météo est de la partie, les petits nouveaux découvrent et ils en ont autant, sinon plus, à raconter le soir à l’étape.

    Pour les assistants, le repas du soir est le moment où l’on vit de plus près la course. Dans la journée, on a juste la consultation du site Moto-Tour pour savoir ce qui se passe. On commence à en savoir plus quand les pilotes arrivent en assistance avant la dernière spéciale de la journée, où ils passent au paddock avant de repartir pour une petite boucle. Et on apprend le reste le soir autour d’un apéro léger et d’un repas roboratif. C’est le moment où les anecdotes sortent et généralement, pour évacuer le stress, ça se fait dans de grands moments de rigolade. Au Moto-Tour, dans l’équipe des Ch’tis Normands, en tout cas, on a tous beaucoup sollicité nos zygomatiques ;-)

    Mercredi 2 octobre, toujours trop tôt : toujours le même cérémonial du lever, Loulou égal à lui-même, déjà dans sa course, Dug totalement mutique pendant les premières 20 minutes après son réveil, ne répondant même pas aux moqueries de ses camarades, Fred à bloc dès qu’il a posé le pied par terre, sortant 10 bêtises à la minute, et Wul à la ramasse en train de chercher partout les affaires qu’il avait pourtant rangé la veille…

    L’étape du jour est courte pour les assistances, elle nous emmène à Boulazac, près de Périgueux. Le paddock est installé aux abords du centre d’exposition local, pas facile à trouver, comme s’en rendront compte certains pilotes le soir-même.

    Nous installons notre campement, toujours aussi efficacement. Marrant de voir comment, avec Frédo, sans presque se parler, nous allons à l’essentiel et mettons tout en place très vite. Nous avons tous les 2 à cœur de bien faire les choses pour que les pilotes soient à l’aise en arrivant. C’est la même chose pour les autres assistants. Ca fait partie des choses qui doivent faciliter la vie des pilotes qui ont plein d’autres problèmes à gérer pendant la journée.

    Dom’ a toujours des misères de roue AR, mais à force d’en discuter avec Guillaume, de lire et relire la RMT de la XLR 600, on finit par comprendre ce qui se passe : il manque une entretoise entre la roue et le porte-couronne. Il est donc impossible de serrer l’axe correctement et si on insiste, ça décale les roulements de roue et la roue bloque. Fin des ennuis pour Dom’ qui peut continuer sa remontée au classement.

    Sylvain, chanceux, casse son embrayage en arrivant au paddock. Il ne vivra donc pas la galère de Wul et peut s’en féliciter, d’autant qu’il est le second pilote Ch’tis Normands au classement, en émargeant aux alentours de la 30ème place.

    Ah… Boulazac, grand moment le soir… Nous apprenons pendant l’après-midi qu’un grand show de FMX est proposé le soir, mais que les participants au DDMT et leurs assistants n’ont même pas l’entrée gratuite, juste une réduction sur le prix d’entrée. Qu’à cela ne tienne, on ira voir le show et gratuitement s’il vous plait… Alors, sur les coups de 20h, une fois les machines en parc fermé, on boucle le campement et on se dirige vers le hall d’exposition où a lieu le show. On se met en mode « tortue romaine », David ouvrant le chemin et on franchit aisément le premier cordon de contrôle où les billets sont juste présentés par les spectateurs payants. Au 2nd contrôle, on tombe sur une miss qui n’est pas au courant que les participants n’ont pas de passe-droits et en la baratinant un peu et en poussant les autres spectateurs, on entre dans la salle de spectacle… Et voilà, le tour est joué ! Mais bon, finalement, le show est décevant, les pilotes sont fortiches mais le tempo est mou… Comme le dit souvent Fred « c’est mou, mais au moins, c’est propre ! ». Finalement, pris un peu de remords parce qu’on a planté l’autre moitié de la bande des bas-normands qui sont allés au briefing, on plie les gaules au bout de 10 minutes et on retourne au campement pour faire un sort au plat de pâtes en sauce qui nous attend patiemment sur le camping-gaz.

    Le reste de la soirée se déroule comme d’habitude, dans de grands éclats de rire quand, par exemple, Dug et Rob nous racontent comment ils ont retrouvé leurs réflexes d’enduristes alors qu’ils étaient partis non pas aux fraises, mais aux chataignes…

    Jeudi 3 octobre, encore très tôt : grosse étape pour tout le monde aujourd’hui, traversée du Massif Central par les vicinales pour les pilotes, par les nationales pour nous, notamment la N106 de Mende à Alès, pas cool avec une caravane.

    Au passage, on traverse l’Aveyron et, comme par hasard, on tombe sur des camions de gravillons… Je ne sais pas pourquoi, mais les gravillons de l’Aveyron, ça me dresse le poil. Ce n’est pas possible, le CG12 a obtenu des prix canons pour en répandre autant sur ses jolies routes ! Je fais un coucou à l’hôpital de Rodez et, hop, c’est fini pour la séquence « revival »…

    A Alès, le paddock est installé près du circuit de vitesse, on galère un petit peu pour trouver un endroit-plat-pas-trop-loin-des-box-et-des-toilettes-mais-pas-trop-près-de-la-piste-car-c’est-bruyant… Pfiiiuuuuu, pas facile la vie d’assistant, j’vous le dis !!!

    Comme on est installés tôt, on peut même aller voir les 20 premiers pilotes passer sur la piste de rallye d’Alès. Celle-là, Loulou l’a fait réviser à tous les pilotes la veille, sur des vidéos, mais une fois devant, on se dit que c’est un truc de malade ! Quand on entend le Trafic du circuit monter les côtes en première, moteur à fond, on se dit que les dénivelés sont énormes et ils le sont… Et ça, sur les vidéos, ça ne se voit pas… Je suis sûr que les pilotes qui découvrent cette spéciale ont du se dire 10 fois « oh p… oh p… oh p… » en arrivant sur certaines portions de la piste.

    On voit passer Maitre Bouan, plus propre que lui tu meurs, mais il faut se dire qu’il est sur son lieu de travail, alors il doit connaitre chaque gravier par son petit nom… Loulou passe dans les 10 premiers, très propre lui aussi, mais quand même moins rapide que Mr. DDMT. A sa décharge, la piste n’est plus sèche et ça doit calmer un petit peu…

    Jolie soirée à Alès, il y a beaucoup de spectateurs dans le paddock, peut-être qu’un bon nombre d’entre eux ne savaient pas que la spéciale de nuit sur circuit était annulée. Les pilotes, en tout cas, le regrettent vivement, ils attendaient tous de passer un grand moment dans cette spéciale.

    Vendredi 4 octobre : réveil à une heure presque correcte, on prend notre temps car, avant de partir, on va aller voir les 3 ou 4 premières séries de la spéciale circuit. Maitre Bouan corrige tout le monde dans la 1ère série, il colle un boulevard au 2nd en un tour, c’est véritablement impressionnant. Loulou, qui avait écopé la veille de 3 mn et 30 s de pénalité sans comprendre pourquoi, a réussi à les faire annuler, mais l’ordre de départ des séries ayant été défini avant l’annulation des pénalités, il se retrouve en 3ème série et 3ème ligne. Même punition pour Sylvain qui est dans la ligne suivante de la même série. Qu’à cela ne tienne, ils nous gratifient tous les 2 d’un départ canon, Loulou remporte le holeshot et termine loin devant, avec le 4ème temps de la spéciale. Sylvain termine 2nd de la série et conserve sa place au classement.

    La spéciale suivante de la journée, Mercoirol, tracée dans une ancienne carrière, va laisser des traces au classement. Les pilotes qui ont fait de l’enduro ou du cross apprécieront, les autres vont en ressortir en y laissant des wagons de secondes et en ayant eu l’impression qu’ils allaient casser leur moto à chaque virage… Pas forcément une bonne idée que cette spéciale, le terrain se dégradant très vite et désavantageant les pilotes qui partent loin derrière.

    Pendant ce temps-là, côté assistance, nous taillons la route vers Toulon, sous un beau soleil et arrivons tôt sur un paddock quasiment vide. Toulon est, avec Thonon, le seul endroit où les emplacements sont déjà définis, encore heureux car le paddock n’est pas grand et il va falloir un peu d’organisation pour que tout le monde loge. Nous nous installons près du bord de mer, on trouve pire comme emplacement.

    Journée sans encombres pour les pilotes, à part Wul qui, ayant encore galéré la veille pour rejoindre Alès, a rendu son transpondeur et rejoint Toulon en trace quasi-directe, sans même passer par le Mont Ventoux. Quand on n’est plus dans la course, on n’y est plus et ça ne sert à rien de prendre des risques inconsidérés, on te comprend, Wul.

    A Toulon, dans le paddock, c’est la foire à la saucisse, le salon Moto est important et le toulonnais qui aime bien se montrer, vient y parader. Pour les Ch’tis Normands, le sud est un monde étrange où les motards roulent en short et tongs et où les cagoles de tous âges débordent de… personnalité… par tous les trous de leurs tee-shirts… Fatigant à la longue… ;-)

    Allez, il faut rester concentré, il reste encore 2 jours et 4 spéciales, ce n’est pas le moment de se relâcher, surtout pour notre pilote de pointe, Loulou, qui est dans le Top 10 et a bien l’intention d’y rester. En plus, il est 3ème pilote Triumph, bien que non officiel et ça pourrait bien l’aider pour la saison prochaine, sait-on jamais…

    Samedi 5 octobre : aujourd’hui, journée de repos pour les assistances, l’étape est Toulon – Toulon, le camp n’a pas à bouger, cool… On part donc tous les 5, Wul se joignant à nous, en même temps que le premier pilote, pour aller les voir passer sur la spéciale du Pas de la Couelle. A 5 dans un Master prévu pour 3, on ne décrira pas les conditions de roulage à l’arrière, des âmes sensibles pourraient se sentir mal… Nous voilà à pied d’œuvre une ½ heure avant le départ de la spéciale, le CH d’entrée n’est même pas installé, il n’y a que les commissaires et les air-fence en place et encore… La radio ne passe et la spéciale démarre avec une bonne demi-heure de retard. On est dans le Sud…

    Nous regardons tous les pilotes Ch’tis Normands passer, on a de tout, du propre, du mou, de la glissade, pas de glissade, des coucous, pas de coucous, bref, un éventail de passage bien varié, mais la palme revient à Fred qui prend le temps de nous faire un beau coucu pour se sortir quelques virages plus loin en essayant de transformer sa BM en scie à souche… Le collecteur BM n’a pas apprécié, mais, à part un airbag déclenché, Fred n’a aucun autre problème. Pas grave, ça nous donnera l’occasion de voir ce soir s’il consomme toujours 2 cartouches d’airbag à chaque remplacement… Ben non, il a progressé et arrive à la changer du premier coup !

    La spéciale de Pourrières, où les pilotes devaient passer 2 fois, est annulée pour cause de matières glissantes fort malencontreusement répandues… Du coup, la journée de samedi se termine plus vite que prévu et, à 17h00, les motos sont en parc fermé, après une séance d’assistance effectuée sous les regards de nombreux spectateurs.

    Pendant la soirée du samedi, grâce à nos voisins belges qui ont décidé, gentiment, de « soit casser les c……es à leurs voisins français, soit de faire une carburation », le paddock se transforme en dance-floor géant. Certains pilotes auront du mal à enfiler leur casque dimanche matin, c’est sûr…

    Dimanche 6 octobre : pas de réveil aux aurores, l’étape est toute petite aujourd’hui, un aller-retour au Mont-Faron pour l’escalader en spéciale. Comme le dit Loulou, « à la poubelle au bout de la montée, tu te mets à gauche et ça saute en passant à fond… et tu te retrouves à droite bien placé pour le virage suivant !»… No comment… mais le pire, c’est que ça marche…

    Les pilotes reviennent très vite au paddock, on n’épiloguera pas sur les comportements craignos que certains ont vu de la part de pilotes invités… On comprend aisément que des pilotes qui ont passé la semaine à essayer de rouler propre, à craindre de se faire radariser, voire prendre des pénalités de la part des PSR, soient un peu écoeurés de voir d’autres pilotes se comporter comme des fadas dans Toulon… Mébon, il ne faudra pas pleurer l’an prochain quand certaines autorisations ne seront pas données.

    Voilà, c’est fini, les motos sont en parc fermé, le DDMT est terminé, les pilotes ont encore des petites étoiles qui clignotent au fond des yeux, les assistants sont heureux de les avoir aidés tout au long de cette folle semaine. Nous allons tous nous baigner, enfin tous sauf ma pomme qui fait les photos et avait la flemme d'enlever tout le barda qui lui serre la jambe droite encore en convalescence...

    Pour ma part, c’est bon, j’ai enfin obtenu ma consolation de n’avoir pas pu participer en 2012. Je ne sais pas si je ferai un jour le DDMT en tant que pilote, mais cela n’a plus d’importance, je l’ai vécu et bien vécu en tant qu’assistant, en sachant en plus que ceux qui m’aiment n’auront pas eu à trembler parce qu’ils savaient que je n’étais pas à moto.

    Alors, un énorme merci à tous les Ch’tis Normands pour tous ces excellents moments. Il n’y a eu aucune anicroches, aucune engueulade, ça tient du miracle dans une bande de presque 30 personnes, en situation quelques fois tendue pourtant…

    Et un merci spécial à la bande des B2L qui m’ont accepté dans leur équipe. J’espère vous avoir rendu service et suis prêt à reprendre du service une autre fois ! ]]> Tue, 15 Oct 2013 22:13:36 GMT http://www.webazar.org/ddmt2013?idblog=8&idarticle=58 <![CDATA[2013, la suite...]]> Tue, 28 May 2013 00:26:00 GMT http://www.webazar.org/blog/?idblog=7?idblog=7&idarticle=57 <![CDATA[Saison terminée... :-(]]> Mon, 27 Aug 2012 10:31:42 GMT http://www.webazar.org/blog/?idblog=7?idblog=7&idarticle=56 <![CDATA[Rallye de l'Ain 2012]]> Mon, 21 May 2012 23:56:03 GMT http://www.webazar.org/blog/?idblog=7?idblog=7&idarticle=55 <![CDATA[Rallye de la Sarthe]]> Wed, 25 Apr 2012 08:18:20 GMT http://www.webazar.org/blog/?idblog=7?idblog=7&idarticle=54 <![CDATA[Confirmation de mon inscription au DDMT 2012]]> Suivez nos exploits ici : http://www.facebook.com/pages/Les-Chtis-Normands/352892478075700

    Ca va donner !!!]]> Sat, 10 Mar 2012 18:11:57 GMT http://www.webazar.org/blog/?idblog=7?idblog=7&idarticle=53 <![CDATA[Licence et saison 2012, tout est prêt !]]>

  • le Rallye de la Sarthe, les 6 et 7 avril à La Suze sur Sarthe (72)
  • le Rallye de l'Ain, les 19 et 20 mai à Cerdon (01)
  • le Rallye du Dourdou, les 13 et 14 juillet à Villecomtal (12) J'attends avec impatience le 16 février pour pouvoir remplir le bulletin d'inscription au DDMT 2012 et rejoindre ainsi l'équipe des Ch'tis Normands qui se monte pour cette 10ème édition du DDMT. Ma bécane est prête, il ne reste plus qu'à patienter jusqu'au 6 avril... ]]> Mon, 13 Feb 2012 11:13:31 GMT http://www.webazar.org/blog/?idblog=7?idblog=7&idarticle=52 <![CDATA[Le CASM, c'est tout bon !!!]]> Thu, 22 Dec 2011 09:38:01 GMT http://www.webazar.org/blog/?idblog=7?idblog=7&idarticle=51