Mardi
Départ
à 18 heures de Rennes, avec Maya et Mayette sur la ST2 jaune en phase
de fiabilisation n°4. Arrivage des tanches à 21h00 en région
parisienne chez Tricé. La pomme de Maya se laisse savourer en fin de
soirée, avant un dodo réparateur.
Mercredi
Réveil
à 7h00, pour un départ vers 8h00, histoire de rejoindre les autres
TNT, et Doloop, Jérôme, Momo et Breizhnogood sur l'A5, direction
les Vosges. Roulage tranquille en convoi, et, histoire de montrer que je suis
un vrai pisteur, on jardine vers Vesoul dans les vicinales avec la carte de
France, pas facile, facile... m'enfin le roadbook est de Tricé, pas de
moi, alors... On
arrive vers 17h00 au sommet du Ballon d'Alsace, le beau convoi a éclaté,
les hostilités ayant été déclarées à
partir de Giromagny ;-) On se jette un godet et certains tombent le nez dans
une tarte aux myrtilles, le tout en admirant les essaims de romains...Descente
rapide du Ballon pour arriver à l'hôtel du Rouge Gazon vers 18h00.
Perception du lit, changement du motard et direction le bar ! ne perdons pas
de temps...
Je passe sur la
soirée qui fût longue, longue, arrosée, arrosée et
je note juste que les tanches bretonnes ont assuré la fermeture de la
salle, vers 2h30...
Jeudi
Réveil
à 7h00, le dortoir s'ébroue, les mines sont réjouies pour
beaucoup et défaites mais réjouies pour d'autres.Vers 9h00, nous
partons pour une dizaine d'heures de jardinage dans les Vosges, derrière
Ghislain, qui angle au-delà de ce que permettent les lois de la physique
normale...
Au programme :
le Markstein, le Grand Ballon, la route des Crêtes, la Schlucht, j'en
passe et des meilleurs, je n'ai pas eu le temps de noter le roadbook. En fait,
je suis le mouvement tant bien que mal, Maya collé aux basques et on
a tous la banane sous le casque à chaque arrêt... Dans le Ballon
d'Alsace, désolé pour Giga, mais les 2 tanches bretonnes te passent
parce que là, on peut vraiment monter plus vite que ça. Cela dit,
une 748R dans ce genre de routes, est-ce bien raisonnable ?
Quelques virages
plus loins, Manu Ona me double avant une épingle et se fait un joli tout
droit dans l'épingle à droite. Au
lieu de tourner, je le regarde et me voilà presque à l'arrêt
à l'intérieur de l'épingle, petit moment de solitude que
le passage de
la partie la plus pentue sur un filet de gaz, ne pas caler, sinon badaboum...Dans
le Markstein, un moment d'optimisme se transforme aussi en moment de solitude
dans un virage à gauche. Je vois l'herbe de près et Le Knarf,
Doloop et Jérôme qui avaient anticipé mon erreur, me dépassent
alors que je freine en vrac tant bien que mal... Bon, on respire un coup, on
se calme et ça va le faire... Mais tout ça, c'est la faute à
Ghislain qui est trop beau à voir rouler qu'on en oublie de regarder
la route...
Retour au RG vers
19h00, pile-poil à l'heure de l'apéro, c'est à cela qu'on
reconnait un bon meneur de convoi motard, merci Ghislain !
Soirée
encore fort animée, discussions sans fin, je rencontre plein de nouveaux
participants et j'assure avec Maya la fermeture de la salle... vers 1h30, soyons
raisonnables, la journée de demain promet d'être longue
Vendredi
Réveil
vers 8h00 et départ à 9h30, toujours derrière le suisse
angleur fou qui nous emmène vers le nord des Vosges.On retrouve Jésus
et Mash à midi et nous voilà partis vers Le Donon, Le Champ du
Feu, via le col du Bonhomme, Munster et le col du Hohrod... J'essaie la ST2
de Mash dans la montée du Champ du Feu. Dis, monsieur Ducati, tu ne veux
pas faire une puce Ducati Perf qui marche sans les pots bruyants ?
A l'entrée
de la zone de silence du camp du Struthof (seul camp de concentration nazi sur
le sol français), je rends sa belle à Mash, à lui d'assumer
son bruit tout seul. Les pets à la décélération
dont me gratifie miss ST2, à cause de l'altitude apparemment, me gênent
déjà à l'idée de traverser ce lieu de mémoire.
Après Raon
l'Etape, on m'a accusé lâchement d'avoir mis gaz après un
feu rouge avant une 4 voies, mais certains devraient apprendre à rouler
en groupe et savoir notamment indiquer à l'avant qu'une partie du groupe
est bloquée.M'enfin, pas grave, on ne va pas en faire un Munster...,
on se retrouve à une 10aine, je peux admirer après chaque arrêt
les trajectoires des belges, de Fast, de Ghislain quand ils me passent et me
déposent. J'assiste aussi à un freinage Beringer, et c'est vraiment
étonnant... Dans une grande montée très roulante, où
la route alterne sec et mouillé, Ghislain se sort gentiment dans l'herbe
et appuie sa BM sur une paroi rocheuse. J'arrive alors que 4 ou 5 d'entre nous
sont déjà arrêtés, assez affolés, alors que
Ghislain est d'un calme olympien et se bat pour arracher sa RS à l'herbe.
Rien de grave, mais tout le monde est calmé...La pluie nous surprend
à la descente de ce col et, le théorème de l'emm... maximum
est encore une fois vérifié puisqu'elle s'arrête 2 km après
que nous ayons enfilé les combines de pluies... ;-)
Retour au RG vers
20h00 après 400 km et grosse soirée encore, les tanches bretonnes
couchent encore tout le monde, trop facile...
Samedi
Tout le monde
est bien fatigué, réveil vers 8h00. Au petit déjeuner,
il y a un petit nouveau, BigPhilou qui détaille les modifs de sa GS noire,
la dernière étant l'ablation du pot...
Départ
vers Gérardmer avec Maya et Mayette pour faire quelques courses. Nous
retrouvons le groupe emmené par Fast et Manu au bord du lac de Gérardmer
et partons pour une petite balade d'environ 150 km.Interceptor se place devant
moi dans la montée de la Schlucht et la route des Crêtes et nous
enroulons en touchant le moins possible aux freins, à une vitesse d'environ
90 km/h. Un vrai bonheur, comme quoi, la vitesse c'est dépassé,
le bonheur est ailleurs ;-)
Retour au RG vers
16h00 et nous discutaillons jusqu'à 20 heures. Il manque encore les 2/3
des troupes quand l'orage éclate et nous les voyons arrivés bien
trempés, mais la banane est intacte ;-)
La dernière
soirée est mémorable, à minuit, la salle est encore bien
pleine. Pendant que certains discutent, d'autres arsouillent aux jeux vidéos.
Les départs pour couchage s'échelonnent et... les bretons ferment
la salle... ;-)
Dimanche
C'est l'heure
du départ, avec des boules grosses comme ça de quitter tous mes
amis. Le retour se passe sans encombres, excepté un c.... de parisien
en Picasso qui a failli me transformer en quille de bowling en me dépassant
à la fin d'un secteur à 4 voies... j'ai encore son immat en tête...
Arrivée
à Rennes vers 19h00 après 10 heures de route et là, je
suis accueilli par Titouan et sa môman, lequel Titouan s'empresse de me
montrer qu'il a compris qu'on pouvait, à 9 mois, jouer à cache-cache
avec son bavoir... et aussi tenir debout appuyé à la table du
salon, le blues disparait instantanément et le bonheur est complet !!!
PS: j'ai oublié
plein de choses, j'en suis sûr, mais l'essentiel y est...
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