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  Rouge Gazon 2002 !!!  

Mardi

Départ à 18 heures de Rennes, avec Maya et Mayette sur la ST2 jaune en phase de fiabilisation n°4. Arrivage des tanches à 21h00 en région parisienne chez Tricé. La pomme de Maya se laisse savourer en fin de soirée, avant un dodo réparateur.

Mercredi

Réveil à 7h00, pour un départ vers 8h00, histoire de rejoindre les autres TNT, et Doloop, Jérôme, Momo et Breizhnogood sur l'A5, direction les Vosges. Roulage tranquille en convoi, et, histoire de montrer que je suis un vrai pisteur, on jardine vers Vesoul dans les vicinales avec la carte de France, pas facile, facile... m'enfin le roadbook est de Tricé, pas de moi, alors... On arrive vers 17h00 au sommet du Ballon d'Alsace, le beau convoi a éclaté, les hostilités ayant été déclarées à partir de Giromagny ;-) On se jette un godet et certains tombent le nez dans une tarte aux myrtilles, le tout en admirant les essaims de romains...Descente rapide du Ballon pour arriver à l'hôtel du Rouge Gazon vers 18h00. Perception du lit, changement du motard et direction le bar ! ne perdons pas de temps...

Je passe sur la soirée qui fût longue, longue, arrosée, arrosée et je note juste que les tanches bretonnes ont assuré la fermeture de la salle, vers 2h30...

Jeudi

Réveil à 7h00, le dortoir s'ébroue, les mines sont réjouies pour beaucoup et défaites mais réjouies pour d'autres.Vers 9h00, nous partons pour une dizaine d'heures de jardinage dans les Vosges, derrière Ghislain, qui angle au-delà de ce que permettent les lois de la physique normale...

Au programme : le Markstein, le Grand Ballon, la route des Crêtes, la Schlucht, j'en passe et des meilleurs, je n'ai pas eu le temps de noter le roadbook. En fait, je suis le mouvement tant bien que mal, Maya collé aux basques et on a tous la banane sous le casque à chaque arrêt... Dans le Ballon d'Alsace, désolé pour Giga, mais les 2 tanches bretonnes te passent parce que là, on peut vraiment monter plus vite que ça. Cela dit, une 748R dans ce genre de routes, est-ce bien raisonnable ?

Quelques virages plus loins, Manu Ona me double avant une épingle et se fait un joli tout droit dans l'épingle à droite. Au
lieu de tourner, je le regarde et me voilà presque à l'arrêt à l'intérieur de l'épingle, petit moment de solitude que le passage de
la partie la plus pentue sur un filet de gaz, ne pas caler, sinon badaboum...Dans le Markstein, un moment d'optimisme se transforme aussi en moment de solitude dans un virage à gauche. Je vois l'herbe de près et Le Knarf, Doloop et Jérôme qui avaient anticipé mon erreur, me dépassent alors que je freine en vrac tant bien que mal... Bon, on respire un coup, on se calme et ça va le faire... Mais tout ça, c'est la faute à Ghislain qui est trop beau à voir rouler qu'on en oublie de regarder
la route...

Retour au RG vers 19h00, pile-poil à l'heure de l'apéro, c'est à cela qu'on reconnait un bon meneur de convoi motard, merci Ghislain !

Soirée encore fort animée, discussions sans fin, je rencontre plein de nouveaux participants et j'assure avec Maya la fermeture de la salle... vers 1h30, soyons raisonnables, la journée de demain promet d'être longue

Vendredi

Réveil vers 8h00 et départ à 9h30, toujours derrière le suisse angleur fou qui nous emmène vers le nord des Vosges.On retrouve Jésus et Mash à midi et nous voilà partis vers Le Donon, Le Champ du Feu, via le col du Bonhomme, Munster et le col du Hohrod... J'essaie la ST2 de Mash dans la montée du Champ du Feu. Dis, monsieur Ducati, tu ne veux pas faire une puce Ducati Perf qui marche sans les pots bruyants ?

A l'entrée de la zone de silence du camp du Struthof (seul camp de concentration nazi sur le sol français), je rends sa belle à Mash, à lui d'assumer son bruit tout seul. Les pets à la décélération dont me gratifie miss ST2, à cause de l'altitude apparemment, me gênent déjà à l'idée de traverser ce lieu de mémoire.

Après Raon l'Etape, on m'a accusé lâchement d'avoir mis gaz après un feu rouge avant une 4 voies, mais certains devraient apprendre à rouler en groupe et savoir notamment indiquer à l'avant qu'une partie du groupe est bloquée.M'enfin, pas grave, on ne va pas en faire un Munster..., on se retrouve à une 10aine, je peux admirer après chaque arrêt les trajectoires des belges, de Fast, de Ghislain quand ils me passent et me déposent. J'assiste aussi à un freinage Beringer, et c'est vraiment
étonnant... Dans une grande montée très roulante, où la route alterne sec et mouillé, Ghislain se sort gentiment dans l'herbe et appuie sa BM sur une paroi rocheuse. J'arrive alors que 4 ou 5 d'entre nous sont déjà arrêtés, assez affolés, alors que Ghislain est d'un calme olympien et se bat pour arracher sa RS à l'herbe. Rien de grave, mais tout le monde est calmé...La pluie nous surprend à la descente de ce col et, le théorème de l'emm... maximum est encore une fois vérifié puisqu'elle s'arrête 2 km après que nous ayons enfilé les combines de pluies... ;-)

Retour au RG vers 20h00 après 400 km et grosse soirée encore, les tanches bretonnes couchent encore tout le monde, trop facile...

Samedi

Tout le monde est bien fatigué, réveil vers 8h00. Au petit déjeuner, il y a un petit nouveau, BigPhilou qui détaille les modifs de sa GS noire, la dernière étant l'ablation du pot...

Départ vers Gérardmer avec Maya et Mayette pour faire quelques courses. Nous retrouvons le groupe emmené par Fast et Manu au bord du lac de Gérardmer et partons pour une petite balade d'environ 150 km.Interceptor se place devant moi dans la montée de la Schlucht et la route des Crêtes et nous enroulons en touchant le moins possible aux freins, à une vitesse d'environ 90 km/h. Un vrai bonheur, comme quoi, la vitesse c'est dépassé, le bonheur est ailleurs ;-)

Retour au RG vers 16h00 et nous discutaillons jusqu'à 20 heures. Il manque encore les 2/3 des troupes quand l'orage éclate et nous les voyons arrivés bien trempés, mais la banane est intacte ;-)

La dernière soirée est mémorable, à minuit, la salle est encore bien pleine. Pendant que certains discutent, d'autres arsouillent aux jeux vidéos. Les départs pour couchage s'échelonnent et... les bretons ferment la salle... ;-)

Dimanche

C'est l'heure du départ, avec des boules grosses comme ça de quitter tous mes amis. Le retour se passe sans encombres, excepté un c.... de parisien en Picasso qui a failli me transformer en quille de bowling en me dépassant à la fin d'un secteur à 4 voies... j'ai encore son immat en tête...

Arrivée à Rennes vers 19h00 après 10 heures de route et là, je suis accueilli par Titouan et sa môman, lequel Titouan s'empresse de me montrer qu'il a compris qu'on pouvait, à 9 mois, jouer à cache-cache avec son bavoir... et aussi tenir debout appuyé à la table du salon, le blues disparait instantanément et le bonheur est complet !!!

PS: j'ai oublié plein de choses, j'en suis sûr, mais l'essentiel y est...

 
Carénage : DesmodroMike & Moteur : VinceLP | Page vue 18 fois ce jour, 84 fois ce mois, 4077 fois cette année