Le compte-rendu...
Mardi 27/05, 16h00
Ouf, il est enfin l'heure, j'arrête le PC, enfile la carapace de
tortue Ninja, le blouson et direction le parkinje de la boite où miss
ST2 patiente depuis 2 heures. Je me dirige doucement vers la tanière
de Maya, en me disant que ma bécane est bizarre dans les quelques
rond-points que j'ai à négocier.
Arrivé chez Maya, j'essaie de la béquiller sur la latérale et
que'd'chi, la latérale est trop longue... en fait, je suis tellement
chargé que l'amorto AR est comprimé et l'assiette de la moto bien
modifiée. Un ch'tit coup de précontrainte sur le ressort, un petit
café, et on peut y aller, direction Chatellerault.
On retrouve là-bas IxJi vers 19h30, bouffe dans un gastos sympa
(Pizzeria La Sicilia en plein centre-ville) et à 21h00, on décolle
vers Limoges. Au bout de 5 minutes de trajet à la nuit tombante, on
est tous crépis d'insectes au point qu'on y voit presque plus à
travers les visières... re-arrêt pour nettoyer tout ça, et on termine
le trajet à 23h00 à Limoges chez ma môman.
Mercredi 28/05, 08h00
Je bats le rappel et Maya et IxJi émergent gentiment d'un sommeil
réparateur, on petit-déjeune, on revoit le roadbook et gaz à 9h00 en
direction de Lanau. Le trajet commence par la remontée de la vallée de
la Vienne, jusqu'à Peyrat-le-Chateau où nous prenons la direction du
Lac de Vassivière.
Nous le contournons par le nord et constatons qu'il est très bas, ce
qui dégage des paysages étonnants tout striés bien horizontalement.
Nous effectuons une pause-café à Gentioux, au bar du monument, tout
proche du fameux monument pacifiste qui orne la place du village.
Ensuite, passage à Pigerolles, haut-lieu du ski de fond local, puis
Feniers, et direction Millevaches en plein plateau du même nom,
superbe plateau composé de grandes landes toutes jaunes des genêts en
fleurs.
Après Millevaches, nous reposons nos roues sur le bitume corrézien en
direction de Meymac, quel bonheur ces grandes courbes sur un bitume
nickel, on n'est pas vraiment Sarko-approved... A Meymac, pit-stop
pour faire les courses du pique-nique que nous prendrons au bord du
lac de Neuvic d'Ussel, on n'a pas des vies faciles, faciles (c)
Mash...
Après un énième café, direction Aurillac par Mauriac et la D922 qui
déroule aussi des virages bien trop tentants pour les pôvres motards
que nous sommes... La traversée d'Aurillac se fait sous un cagnard
infernal et nous attaquons ensuite la D990 en direction de Pierrefort
et Neuvéglise.
Les 30 premières bornes sont un calvaire à cause des travaux, ensuite,
c'est du bonheur jusqu'à Lanau. On croise, sans le savoir, le
Cornichon Farci qui était parti se balader et on reconnait Duvalben en
face dans les virages du Belvédère.
Arrivée sur place à 16h30, pas mal des NCistes du mercredi sont déjà
là. A peine arrivé, je me fais alpaguer par le 13 qui se demande ce
que "données brutes" sous Excel veut dire et qui pleure ses formules
perdues dans son joli tableau des inscrits !
Le repas du soir est l'occasion de découvrir pas mal de monde, vu
qu'on n'est encore peu nombreux. Le bizzarium est inauguré, de façon
fort intense par certains, n'est-ce pas Maya ?
Jeudi 29/05, 08h00
Réveillé depuis belle lurette par l'idée que c'est enfin le début de
la NC, j'émerge rapidement pour arriver au petit-dej et retrouver ceux
de la veille. Certaines têtes sont déjà bien fatiguées, le bizzarium a
frappé ;-)
Le Belvédère est dans le brouillard, mais on voit bien qu'il s'agit
juste d'une brume dûe à l'humidité de la vallée et qu'il va faire
grand-beau encore ce jeudi.
Nous, les Zorgas, réglons les derniers petits détails et comme il n'y a
pas de raison qu'on ne profite pas aussi de la NC, nous nous
répartissons en 2 groupes pour rouler soit le matin, soit l'aprem et
assurer malgré tout l'accueil des NCistes.
Et nous voilà partis nous promener en matinée, j'emmène un groupe
faire le tour du lac de Grandval : il y a là Tricé et Géné, Patix,
Ykli et Marina, Philippe Klein, et peut-être d'autres que j'oublie.
Nous partons par Chaudes-Aigues, où nous retrouvons le soleil qui a
percé la brume. Au fur et à mesure de notre tour de Grandval, selon
que la route est au bord du lac ou sur le plateau, nous allons
régulièrement traverser le banc de brume, et découvrir des paysages
superbes.
Le premier arrêt a lieu au barrage de Grandval, qui surplombe une
vallée presque vide tant le niveau du lac est bas. J'échange avec
Patix ma ST2 contre sa gondole et nous voilà repartis pour Garabit,
lieu du second arrêt. Nous admirons tous ce superbe viaduc qui se mire
dans le lac, et je me dis qu'Eiffel aurait dû travailler chez Ductai
pour leur faire les cadres treillis ;-)
Direction St-Flour ensuite, puis redescente vers Grandval jusqu'au
chateau d'Alleuze que nous admirons d'en haut, perché sur son éperon
rocheux qui doit normalement être entouré d'eau, mais là, il est à sec...
Vers midi, nous repassons au Belvédère récupérer madame le 13 et
allons manger à Chaudes-Aigues, en terrasse devant le parking couvert
de Morgan. Nous assistons au départ des Morgan, certains conducteurs
sont presque aussi kékés que des motards... ;-)
Retour après le repas au Belvédère et jusque vers 16h00, c'est calme
plat, les arrivées se font au compte-goutte, puis ensuite plus
régulièrement.
On vit un grand moment avec l'arrivée de la BX Tintinesque suivie d'un
SdG impérial sur sa remorque ! Comme l'a dit Lezard Vert, le soir, on
peut mourir, on a tout vu : Tintin à une NC, et SdG en remorque ! nous
sommes des FRMistes comblés !!!
L'accueil ne chôme pas, les NCistes se retrouvent, se découvrent,
s'installent dans leurs piaules ou au campinje et reviennent ensuite
prendre un pot au pied de l'escalier du Belvédère, l'ambiance monte
doucement, doucement, qu'est-ce que ça va être ce soir au bizarrium
!!!
Repas avec Mash, Momo, et d'autres dont je ne me souviens plus des
pseudos, on parle de tout et de rien, on se raconte notre trajet
d'arrivée à la NC. A la fin du repas, je fais un tour des tables pour
essayer de rencontrer le max. de monde, pas envie d'une NC passée tout
le temps avec les mêmes personnes, j'ai envie de faire connaissance, à
cette NC-là !!!
Après le repas, direction la salle à Bizarres, tout le monde y
débarque avec des bouteilles aux couleurs étranges, la chasse aux
gobelets démarre, et l'ambiance monte, monte !!! Personne n'a envie de
quitter la pièce, il y a tant de personnes à rencontrer, d'histoires à
raconter, d'éclats de rire à avoir...
Vers 2h00 du mat', j'essaie de trouver qqu'un en état d'éteindre la
lumière, vu qu'apparemment les derniers bizzaristes ont l'intention de
faire durer la séance. Séverine est donc rapidement initiée au
maniement de l'interrupteur à bizarrium et zou, je peux aller me
pieuter !!! 't... même pas capable de faire la fermeture, je
vieillis... et ne parlons pas de Maya, déjà pieuté depuis longtemps,
le breton n'est pas vaillant à la NC03 ;-)
Vendredi 30/05, 07h45
Réveil, douche et basta une petite balade sur le parkinje de la NC,
baigné dans la brume matinale de la Truyère, c'est toujours un plaisir
que de trainer sur le parkinje au p'tit matin, tu discutes de tout et
de rien avec les lève-tôt et tu imagines déjà la journée pleine de
balades... le p'tit bonheur du matin du NCiste !
P'tit déjeuner avec les belges qui pètent la santé dès 8h00, même si
l'un d'entre eux était bien fatigué hier, la journée va être bien !
A 8h45, nous sommes prêts à partir, les moteurs commencent à
ronronner, on va pouvoir y aller. Sous la conduite du Philo et de Dame
Jo, un convoi composé de Fast Philou, Manu, Lezard Vert, Interceptor,
Serge/XX, Big Philou et ma pomme, prend la direction de
Chaudes-Aigues. On chauffe doucement les bonzhommes et les machines
dans les grandes courbes avant Chaudes-Aigues, arrêt pour faire le
plein à Chaudes-Aigues et ensuite, on attaque la montée vers le
plateau de l'Aubrac. Comme à son habitude, Le Philo emmène tout son
petit monde à bonne allure, ni trop vite, ni trop lentement, et les
kilomètres défilent.
Nous traversons l'Aubrac sous un soleil superbe, les genêts commencent
à chauffer et à exhaler de douces senteurs, les vaches Aubrac
s'égaient dans les champs au passage de la Serge/XX/Mobile qui ne doit
pas faire assez de bruit... pas question d'acheter du fromage fabriqué
pendant la NC, il aura mauvais goût, les vaches étaient stressées...
;-) Nous quittons l'Aubrac par le col de Bonnecombe pour plonger sur
la vallée du Lot par des petites routes blanches, dans lesquelles LV
et ma pomme nous amusons de voir Manu expérimenter le vol au-dessus de
selle de ZRX. Dans la vallée du Lot, la T° monte encore d'un cran, et
les odeurs changent, les genêts sont remplacés par d'autres plantes
qui sentent tout aussi bon, les foins en cours de coupe notamment,
c'est vraiment là qu'on découvre un des bonheurs de rouler à moto !
Dans une des rares lignes droites avant St-Geniez d'Olt, je me fais
pourrir les oreilles par une BMWouais de Kéké, sur un dépassement d'un
poids lourd. Manu part en trombe avec la ZRX, Serge/XX suit et comme
un c.., je lui colle au train pour voir si miss ST2 peut suivre. Elle
peut, mais ce sont mes oreilles qui crient au secours, quand les pots
Lazer de la BM me crachent les décibels en plein casque... mamamia, ça
peut faire autant de bruit que ça une deudeuche ???
Repas à St-Geniez d'Olt, à l'ombre des platanes, dans un gastos dont
le patron nous fait fièrement admirer sa collec' de miniatures motos.
Au bas mot, il en a entre 150 et 200, nous sommes favorablement
impressionnés !
Bon, ce n'est pas tout, mais il faut repartir, on a encore du chemin
en vallée du Lot jusqu'à Conques. Nous quittons donc St-Geniez d'Olt,
passons près de Ste-Eulalie sans nous y arrêter et roulons ainsi
jusqu'à Estaing où la majesté du chateau nous oblige à une halte photo
à l'abri des platanes au bord du Lot. Nous trouvons là notre ami
Rackham qui jardine en compagnie de sa tendre et douce, et nous
discutaillons quelques instants. Puis, gazzz en direction de Conques
via une p'tite route vire-voltante où les plus rapides du groupe
partent devant, ça fait trop longtemps qu'ils piaffaient dans la poupe
du paquebot, ils n'y tenaient plus. Nous les rattrapons sans peine à
l'intersection suivante, vu qu'aucun d'entre eux ne connaissait le
roadbook et ils repartent de plus belle jusqu'au village suivant, où
nous les retrouvons en train de tergiverser pour savoir s'ils vont
faire le plein de leurs belles deudeuches BC Replika... compliquée la
vie de kéké !!! Manu n'hésite pas, mais c'est sa ZRX qui refuse le
plein puisque le bouchon de réservoir est bloqué par la pression dûe
la chaleur qui sévit par ici. La pauvre Manu en tord sa clé dans le
bouchon, et elle constate ensuite que la mise sous contact du moteur
devient difficile à faire...
Nous arrivons enfin à Conques, et montons jusqu'au sommet du village
par la route extérieure. Je découvre un parking souterrain idéal pour
laisser refroidir nos brêles, et nous abandonnons là, Manu, Fast,
Serge/XX et Interceptor, pour descendre dans Conques. Pendant la
descente, j'ai droit à une remarque acerbe d'un touriste bon chic bon
genre qui dit à sa gente dame, au moment où je passe, "Regardez,
chérie, ceux-là doivent être les motards qui ont fait un bruit
épouvantable en passant tout à l'heure"... bof, bof, on l'ignore, de
toutes façons, c'est un kéké belge qui faisait tout ce bruit-là. Nous
visitons l'abbatiale de Conques, toujours aussi superbe avec son
tympan ouvragé en façade, et la simplicité de l'art roman à
l'intérieur, quel contraste. Il n'y a pas trop de monde et on peut
vraiment profiter de ce lieu très agréable. En ressortant de l'église,
nous voyons passer Mash et toute sa bande qui traversent carrément
Conques à moto, mon touriste BCBG n'a pas dû s'en remettre, avec les 2
Ductai en fullbordel qui menaient ce groupe !
Après un petit pot réparateur sur la place de l'abbatiale, nous
remontons doucement vers le parking, la montée est raide, la T°
élevée, tout concourt à rendre cet exercice pénible surtout en cuir et
bottes de moto, l'attirail idéal pour se promener par temps de
canicule !!!
Dans le parking souterrain, nous ne trouvons plus que Big, qui nous
explique que Manu, non contente d'avoir tordu sa clé, a aussi crevé
son pneu arrière avec un silex ! décidément, ce n'était pas sa journée
! Ils sont donc partis à 4 vers Aurillac pour faire changer le pneu AR
de la ZRX. Les troupes restantes : Le Philo et Dame Jo, Lezard Vert,
Big Philou et ma pomme décident alors de continuer le RB vers
Entraygues et au sortir du parking, nous voyons arriver Frapi qui a
décidé de quitter le groupe de Mash pour venir rouler avec nous, qu'il
soit le bienvenu !
Nous refaisons à l'envers la route en bord de Truyère, à l'envers par
rapport à notre virée dans les Pyrénées en 2000, et je trouve cette
route toujours aussi belle ! les vues sur la rivière sont nombreuses,
les virages agréables à négocier et quel bonheur de rouler à bonne
vitesse là-dedans, en regardant notamment la Frapimobile sautiller
d'un virage à l'autre avec un Frapi qui essaie de voir s'il a encore
un feu stop ! Lors d'un dépassement, j'éclate de rire dans mon casque
en voyant le haussement d'épaule de Frapi qui doit se résoudre à
laisser filer le paquebot avec après avoir essoré la poignée de
droite, mais sur le mauvais rapport...
A partir d'Entraygues, nous arsouillons un temps avec une 125 TDR qui
roule, ma foi, très propre et n'a aucune peine à rester dans notre
groupe. Nous le quittons juste avant Mur de Barrez. Je prends les
rênes du groupe juste le temps de mettre notre convoi sur la route de
Pierrefort et ensuite, je rentre dans le rang sur la D990, véritable
circuit routier qui nous ramène jusqu'à Neuvéglise et le Belvédère.
Nous avons fait environ 300 kms dans la journée, et ce furent 300 km
de bonheur intense...
Zou, une ch'tite douche et direction le bar pour l'apéro où nous
voyons arriver le reste de notre bande, le changement de pneu s'est
donc bien passé, le pneu est rodé sur la D990, et la clé re-fonctionne, tout baigne !
Je passe sur l'aligot du vendredi soir, tout le monde ayant participé
au touillage et 2000 photos ayant été prises, ça n'a plus grand
intérêt...
La soirée au bizarrium s'éternise encore, vers minuit, on voit
débarquer un Paco tout honteux d'arriver en Fazer, mais tout heureux
d'arriver tout court... vu le temps qu'il a passé au bizarrium, le
planté de tente a dû être spectaculaire...
Après avoir assisté à un concours d'alcootest au sein du TNT,
largement gagné par un invité Vouryesque imbatabble, je passe encore
la main pour l'extinction des feux du bizarrium, décidément le
NC03iste est costaud question durée des soirées, je n'assure plus
vraiment ;-)
Samedi 31/05, 07h45
Le couchage, bien qu'embrumé, n'a pas été suivi d'un endormissement
rapide, car un troupeau de bisons sévissait dans le grand lit de notre
piaule, un certain D....p petit et chétif assure pourtant bien
question ronflette et j'ai eu quelque peine à dormir. Heureusement
qu'il y a la perspective de retrouvailles avec des STistes à Florac
pour me tirer du pieu, sinon j'y serai encore ;-)
P'tite douche et je secoue Maya et Mash pour qu'ils émergent aussi et
soient prêts à partir vers Florac à 9h00. Au p'tit déj, je retrouve la
troupe de la veille, prête à m'accompagner pour aller voir nos potes
de la papymobi-liste.
A 9h00, nous sommes tous prêts, et pas loin d'être, comme la veille,
les premiers à partir. Il y a là : Mash, Maya, IxJi, Lezard Vert,
Manu, Fast, Interceptor, Serge/XX, Big Philou, Eric Cabrol, et Tom en
RSV (?) pfiuuuu... c'est à moi de guider tout ce monde-là ? je vais
avoir du monde sur le porte-bagage à chaque virage...
Nous partons par Chaudes-Aigues (séance plein) puis direction l'Aubrac
que nous traversons un poil plus vite que la veille. A St-Urcize, Mash
fait un pit-stop pour contrôler son pressostat farceur, je ne le vois
pas dans mes rétros, continue tout seul et oblige le
kéké-belge-bruyant à piquer une pointe à xxx km/h pour me rattraper,
la légende est sauve... ;-)
Dans la descente vers Mirvajols^wMarvejols (merci Big Philou), je
lâche les fauves, et comme d'hab, c'est l'arsouilleur en chef, j'ai
nommé Cabrolisator, qui met le feu aux poudres. En quelques secondes,
tout le monde m'a doublé et on se retrouve à 4 bécanes, Mash, Maya,
Manu et ma pomme, à continuer à rouler normalement mais trop lentement
pour les autres... pô grave, on les retrouvera à Mirvajols...
Ce qui fut fait ! nous les trouvons à la sortie de Marvejols, que nous
avons traversé au milieu des concurrents du Trèfle Lozérien (pas
toujours très clean les enduristes sur route, maibon ils ont tous les
droits ces jours-là...) Les rapides de notre groupe sont arrêtés,
pause clop, et j'en profite pour récupérer la ZRX, Manu prend
l'Aprilia et Fast accepte de tester mon étron ritalien... Fast m'en
dit tellement du genre "fais gaffe en 1 et 2, pas trop de gaz", que je
démarre les premiers mètres de roulage en ZRX, un poil tendu... Par
contre, lui, apparemment, était bien détendu sur la ST2, dès le départ
;-) puisqu'il disparait dans le groupe des rapides, rapides à se
perdre, oui... mais je dois reconnaitre que les indications que j'ai
données à Lezard Vert étaient foireuses...
Pas grave, on vérifiera que, si tous les chemins mènent à Rome,
beaucoup de chemins mènent à Florac, puisque notre groupe, éclaté en 3
sous-groupes, arrivera par 3 chemins différents dans cette charmante
bourgade où nous attendent 6 ou 7 papymobilistes...
Côté STistes du Sud, il y a Claude et sa visière iridium (full kéké,
je trouve ;-)), Laurent, Scootphilou, Didier, Sebastien, Nicolas, et
j'en oublie peut-être, qu'ils m'excusent.
Nous nous installons à table pour un repas rapide. Les conversations
vont bon train aux 2 tables, plutôt calme de notre côté, apparemment
un peu genre comparo 'gros twins' contre '4pattes' à l'autre table.
Vers 13h00, commence l'exercice du plein d'essence. Les 2 premières
stations sont fermées, nous atterrissons à la 3ème, ce qui m'a permis
de faire les seuls 5 ou 6 kms avec les sudistes, comme on le verra par
la suite...
Pleins faits, je propose de former 2 groupes : les rapides menés par
Claude qui a proposé le roadbook, et les lents que j'emmènerai. Je
donne donc le top départ du groupe rapide et... sur les 16 bécanes
présentes, 12 lèvent le camp et... nous nous retrouvons à 4 ! Manu,
Maya, Mash et ma pomme, soit les 3 STistes descendus de Lanau. Bon,
pas grave, on aime bien rouler ensemble au rythme de Manu qui n'amuse
pas la galerie, mais roule très propre et coulé à bonne vitesse.
Apparemment, devant, on a joué au concours de bite, mais cela ne me
regarde pas... en tout cas, nous avons retrouvé le groupe des rapides
à Villefort, après avoir remonté la haute vallée du Tarn, passé le
mont Lozère, et remonté la vallée du Chassezac. Les routes étaient
superbes, les paysages non moins superbes...
Il est 15h00, l'heure d'un pot bien mérité sur une terrasse ombragée.
Claude trouve que mes potes ont roulé comme des fous sur ces routes,
je le laisse seul juge, je n'étais pas là...
Au moment du départ, les sudistes plient leurs gaules vers le sud,
nous plions les nôtres vers le nord et remontons en direction de Mende
puis Chaudes-Aigues, via une nouvelle traversée de l'Aubrac par le col
de Bonnecombe.
Un poil deçu par la formation des groupes, maibon, j'ai au moins eu le
plaisir de discuter avec de nouvelles têtes, d'en retrouver d'autres.
Nous arrivons au Belvédère vers 18h00, pas mal de NCistes sont déjà
rentrés, ils ont la banane, et ceux qui arrivent en même temps que
nous ont la même banane que nous accrochée au visage, on se rappelle
de journées comme ça longtemps !!!
Le repas s'écoule comme un long fleuve tranquille, ponctué des
anecdotes du jour, j'ai cru comprendre qu'un certain Big Philou avait
été très content de ses rencontres ritaliennes, mais nous n'en saurons
pas plus...
Etonnant comme la dernière soirée bizarre attire plus de monde,
étonnant de voir comme on a de la peine à se séparer, comment les
groupes se sont formés et ont évolué pendant ces 3 jours...
Pour ma part, dodo vers 2h45 du matin, bien fatigué mais bien heureux,
dans tous les sens du terme ;-)
Dimanche 01/06, 08h00
Pfiuuu.... c'est dur de se lever ce matin, m'enfin il y a tout à
ranger, préparer les valoches et ne pas rater les départs, histoire de
dire au revoir au max. de NCistes...
Donc, p'tit déj avalé vite fait, je couche les valises dans la piaule,
je prends la pelle grand format, je le remplis, saute sur les
couvercles et oh miracle, elles ferment toutes seules... marrant,
comme les 4 litres de bizarres tenaient de la place...
Bon, j'équipe miss ST2 et j'ai le temps de faire une démo de
béquillage à My Dreamy. Elle se béquille très bien la Triumph, avec ou
sans valises d'ailleurs. My Dreamy, il faudra te trouver d'autres
conseillers en matière de béquillage, les tiens sont foireux !
Les départs s'échelonnent tout doucement, le mode "blues d'après NC"
s'enclenche doucement, même s'il me reste encore 2 jours de roulage
puisque la remontée vers la BZHie s'effectuera avec une étape à Limoges...
Vers 10h30, nous avons réglé tous les détails avec Sandrine et
Orlando, beaucoup de NCistes sont déjà partis, et nous, les Zorgas,
allons pouvoir mettre les bouts. Un dernier au-revoir à Patix, notre
13 et zorga du Sud qui a abattu un boulot phénomènal, un au-revoir aux
derniers NCistes et nous voilà partis, Tricé, IxJi, Maya, Le Hobbit et
Robert, Tigrou, et ma pomme, direction le massif de Puys pour un bon
jardinage. On dirait presque une balade TNT, dis-donc...
Petit arrêt à Condat pour faire quelques emplettes pour le
pique-nique, et nous nous faisons pourrir par SdG et Marco, que je
soupçonne de s'être arrété juste à la sortie d'EgliseNeuve
d'Entraygue, pour qu'on les redouble après notre plein, histoire
qu'ils puissent nous enfumer ;-) on s'en fout, on n'arsouillait même
pô, vu qu'on promenait notre Dino et son ch'tit GPS...
Pique-nique au Lac Pavin, quand Robert (Mâme Le Hobbit) nous annonce,
apèrs avoir lu le panneau touristique, que le lac Pavin est le plus
jeune lac de France (6000 ans), notre Dino fait une réflexion à voix
haute : "je m'disais aussi, la dernière fois que je suis venu ici, il
n'y était pas ou alors c'était en construction..." ;-)
Nous quittons le Dino qui a enclenché le mode GPS pour rentrer dans sa
caverne. On l'a laissé dubitatif devant son p'tit engin qui lui disait
"Prêt à naviguer" en lui montrant le Lac Pavin comme première étape de
son périple...
Direction Limoges via le plateau de Millevaches, le lac de Vassivière.
Vers la Courtine, mon GPS Michelin me fait un plantage "Missing
virage_droite.dll" et j'emmanche une petite route gravillonnée pendant
50 mètres. Je m'arrête sous les regards hilares de mes poursuivants,
et j'entame un demi-tour l'air dégagé après avoir trifouillé ma carte.
Juste après mon demi-tour, je constate que mon compteur suit tous les
mouvements de la fourche. 5 kms plus loin, il ne marche définitivement
plus, le câble ayant été arraché après que l'entraineur a pivoté à
cause d'un gravillon farceur... pas facile de savoir à combien on
roule sans compteur, avec juste comme repère 120 km/h = 4000 tr/mn en
6ème...
Nous arrivons à Limoges vers 18h00, installation chez ma môman et
repas sur la terrasse, avec quelques bons fous-rires histoire de
chasser le blues post-NC...
Lundi 02/06, 08h30
Réveil de tout le monde, préparation et direction Rennes par la vallée
de la Vienne, puis Chatellerault. Un dernier repas dans le même Gastos
qu'à l'aller, nous quittons IxJi qui file sur Paris. Près de
Richelieu, nous quittons Le Hobbit et Robert qui veulent rentrer
rapidement sur Rennes. Maya et ma pomme continuons sur Rennes par les
ch'tites routes et nous débarquons dans nos tanières vers 17h00, après
7 jours de bécane...
Cette NC03 fut encore un excellent moment, j'y ai rencontré largement
plus de monde qu'aux NC précédentes, même si j'ai surtout roulé avec
des personnes que je connaissais déjà.
Merci à vous tous d'être venus, armés de bonne humeur et de bizarres,
et vive la Net Concentre, une idée superbe à faire vivre longtemps !!!
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