Vendredi 12 juillet, 16h30 : Km 39920
Ca
y est, je ne tiens plus, c'est l'heure. Arrêter le PC, fermer le
bureau et se ruer au parking pour prendre la direction de Caen.
Il ne fait pas vraiment beau et les nuages les plus noirs sont dans
la direction où je vais, mais qu'à cela ne tienne, je dois y aller
pour commencer vraiment cette virée dans le Massif Central.
Je
quitte Rennes en direction de Fougères par l'autoroute des Estuaires,
puis par l'ancienne nationale bien plus intéressante.
A partir de Fougères, je rentre doucement dans le bocage normand
et les routes commencent vraiment à viroler à partir de St-Hilaire
du Harcoüet. Le tronçon jusqu'à Brécey est du pur bonheur, ensuite
la pluie se met de la partie et ne me lâchera plus jusqu'à Caen,
gâchant ainsi le plaisir du roulage...
J'arrive à Caen vers 19h00 et retrouve Laurence qui a récupéré Titouan.
Tous les 2 sont aux anges de s'être retrouvés et mon arrivée déclenche
de superbes sourires de la part de Titouan, tout content de revoir
son papa...
Les
vacances commencent bien !
Samedi
13 juillet : Km 40120
A 13h00, départ pour Mantes en convoi : Laurence et Titouan en Laguna
chargée jusqu'à mi-coffre, ma pomme en moto, et tout le monde sur
la tocroute.
J'ai
bien envisagé de prendre la nationale, mais je risquais d'arriver
bien après Laurence et elle préférait que je l'accompagne sur l'autoroute.
En fait, comme je me suis planté pour aller faire le plein avant
le départ, je n'ai jamais pu reprendre l'avance qu'elle avait prise
et nous nous rejoignons comme prévu dans le plan B, à la dernière
station-autoroute avant Mantes. Tout le monde me dévisage dans la
station, quand je me balade en costume de motard avec Titouan dans
les bras, pendant que Laurence vaque à diverses occupations...
Nous
arrivons chez Tricé vers 16h00, juste à l'heure pour déguster un
cidre bien frais, transformé en champagne par notre distrait Dino...
pas grave, on gardera le champ' pour l'apéro du soir...
Un
petit coup de fil à Ykli nous permet de le réveiller à 17h00, et
il s'inquiète en disant à Pierre : "Mais, le rendez-vous, ce n'est
pas si tôt ce matin...", Pierre le tranquillisant en lui disant
: "t'inquiètes, il est déjà 5 heures de l'après-midi..." no comment...
La
soirée se déroule gentiment, à évoquer l'éducation des enfants,
discuter de tout et de rien, commencer à rêver à la semaine de moto
qui s'annonce en étudiant l'itinéraire du lendemain. On met la viande
dans le sac vers 23h00, histoire d'être frais pour le réveil à 6h00,
dimanche matin.
Dimanche
14 juillet : Km 40270
Comme
d'hab avant tout départ, à 5h00, je commence déjà à faire des bonds
dans le lit et le temps s'écoule interminablement jusqu'à ce que
le réveil sonne... 6h00, il sonne enfin et comme par hasard, tout
le monde est déjà debout.
Géné
essaie désespérement de donner à manger aux chats avant de les laisser,
et Tricé prépare le petit-déjeuner.
Nous
terminons le chargement de la Laguna et mettons les voiles, les
2 motos, à 7h30. La Laguna partira quelques minutes plus tard avec
Laurence, Géné et Titouan à son bord.
Nous
tournicotons dans Mantes pour faire le plein et gonfler les pneus
et ensuite, c'est parti pour le vrai trajet. Par les petites routes
de la région de Rambouillet, nous rejoignons l'autoroute A10. Au
passage, je note que Tricé jette un oeil au petit bouquet de fleurs
en hommage à Nico & Véro quand nous passons dans le fameux carrefour...
Nous
retrouvons Ykli à la station de Francheville, blindée de monde et
notamment des familles marocaines repartant en vacances au pays
avec des camionnettes surmontées d'improbables chargements...
Après
1h30 à 2h00 de tocroute, nous commençons enfin à faire quelques
routes intéressantes, notamment dans la vallée du Cher, où les courbes
sont larges et belles. Nous passons près de l'un des nombreux "Centres
de la France" et prenons un petit café bien mérité à St-Amand-Montrond.
Les
nouvelles de la Laguna sont bonnes, elles avancent bien sur l'autoroute
et sont presque à Clermont-Ferrand.
Nous
débarquons à Vichy avec uun 1/4 heure de retard sur l'horaire prévu
avec Fast. Sa BM trône dans un coin de la place de l'hôtel de ville,
mais point de Fast... Il apparait presque immédiatement, il nous
avait vu arriver dans la rue adjacente... Vichy, un dimanche matin,
de surcroit jour de fête, est une ville trépidante ;-) nous atterrissons
donc à la gare pour nous restaurer...
Le repas est expédié en à peine une heure, ce qui constitue une
forme de record pour le TNT et nous mettons les bouts en direction
Thiers. Le temps est moyen et nous n'allons pas vers le beau...
A
Thiers, nous jardinons quelque peu pour faire le plein et nous pouvons
alors attaquer la route sympathique qui mène vers Ambert, La Chaise-Dieu
et Le Puy en Velay... oui, mais c'est sans compter les nuages qui
ont décidé de descendre nous dire bonjour et créent un brouillard
humide où l'on n'y voit pas à 50 mètres... Les virages se déroulent
à une vitesse bien plus lente, mais la route reste belle...
Fast
remonte du fond du paquet, car il vient de découvrir l'arme ultime
du TNT pour distancer ses adversaires : ne pas faire d'arrêt pipi,
y compris après le café... redoutable comme arme, personne n'y résiste
;-).
L'arrivée
au Puy en Velay se fait sous un temps un peu meilleur, mais pas
suffisamment bon pour que nous prenions le café en terrasse. Les
nouvelles de la Laguna sont moins bonnes, elles sont prises dans
les méandres de la N106 après Mende, Titouan s'énerve et l'arrivée
est encore loin. J'ose avancer que nous serons au Collet de Deze
en même temps, mais je me trompe sans le savoir encore...
Nous
repartons du Puy, il nous reste plus d'une centaine de bornes, par
une route qui va s'avérer superbe, mais bien encombrée. La D906
entre Langogne, Villefort et La Grand-Combe est une belle route,
viroleuse à souhait, les paysages sont beaux, et le soleil arrive...
Que demander de plus, rien... si ce n'est qu'il nous faut arriver
vite au gîte pour ne pas faire attendre la mère et l'enfant...
Nous
débarquons aux Lauzas vers 19h30, Géné et Laurence sont arrivées
depuis pas mal de temps et l'ambiance est "électrique"... Enfin,
tout s'arrange avec l'arrivée des derniers, Izno, IxJi et Lézard
Vert, nous pouvons passer à l'apéro, offert dans la maison du maître
des lieux, chez Eric et Pierrette... miam ! le vin de chataigne,
miam ! le vin de sureau... et miam le plat à base de chataignes
séchées... vraiment, les vacances sont bien parties !!!
La
première soirée bizarre ne dure pas longtemps. Nous avons beau être
heureux de nous retrouver tous, la fatigue de la route l'emporte
sur tout le reste : zou au dodo !!!
Roadbook
du dimanche : cliquez
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Lundi
15 juillet : Km 41120
Journée
sans moto pour ma pomme, nous allons retrouver d'autres amis camping-caristes
à Florac. Rien de particulier à raconter, si ce n'est que la N106
entre le Collet de Deze, via le col de Jalcreste et Florac s'annonce
aussi sympathique à moto qu'elle est pénible en voiture...
Choix
différents pour les 11 motards présents : un groupe part avec Izno
jardiner au GPS dans les petites routes blanches des Cévennes, Corto,
IxJi, Lezard Vert et Germain en reviendront fourbus et avec le dos
en miette, Izno leur ayant infligé des routes à GS toute la journée...
Tricé
emmène un autre groupe visiter Nimes, ses arènes et sa maison
carrée et le Pont du Gard.
Mardi
16 juillet : Km 41120
J'emmène
un groupe composé de Fast, Izno et Lezard Vert et nous allons jardiner
autour l'Aigoual et vers le cirque de Navacelles, après être passé
par la Corniche des Cévennes.
Nous
commençons par une mise en jambe sur la N106 entre le Collet de
Deze et Florac, c'est du bonheur en barre cette route, exceptés
les 4 kms qui précèdent le col de Jalcreste, dont le revêtement
est tout neuf, mais bizarre, "comme mou" dira Fast.
Petit
arrêt café à Florac, puis nous montons vers la Corniche des Cévennes,
la route est sèche dans la montée, donc elle est avalée rapidement.
Sur le sommet, la route est humide, on repasse donc en mode lopette
grasmouillée et encore plus lors de la descente, qui doit pourtant
être superbe sur le sec.
Nous
poussons jusqu'à Anduze pour faire le plein, puis retour vers l'Ouest
pour aller manger un bout à St-Hyppolyte du Fort.
L'après-midi
est consacrée à la découverte du cirque de Navacelles, après être
passé au Vigan, et avoir rejoint le cirque par la vallée de la Vis.
Le cirque de Navacelles, je vous le conseille, c'est vraiment trop
beau ! un vrai petit canyon du Colorado en miniature...
Nous
quittons le cirque pour remonter vers le Causse Méjean en
suivant la vallée de la Dourbie, puis la vallée de Trevezel, deux
vallées très sauvages, où nous ne rencontrons presque personne,
heureusement car le croisement de 2 voitures est rarement possible...
Les
routes sont sautillantes et je me rappelle des CR de My Dreamy en
me disant qu'elle a du culot de venir y rouler en ZZR. A la pause-café
à Trêves, Lezard Vert se plaint de la DDE locale qui a mis des zones
de freinage frippées avant les épingles, occasionnant ainsi quelques
blocages de roue AV sur miss BT.
Nous
arrivons sur le causse Méjean par Meyrueis, la route est superbe,
mais malheureusement, le temps n'est toujours pas beau, donc nous
ne tournons pas vers l'Aigoual, où la visibilité avoisinerait celle
du goulet de Brest par crachin breton ;-)
Retour à Florac par la même route qu'à l'aller et un petit bonheur
sur la N106 pour terminer la journée !! La soirée bizarre s'éternise,
je crois avoir fait la fermeture, mais je n'en mettrais pas ma main
à couper ;-)
Roadbook
du mardi : cliquer
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Mercredi
17 juillet : Km 41424
Journée
sans moto, où nous réalisons une superbe balade au départ du Lauzas,
pour monter vers les crêtes qui surplombent le gîte. Nous sommes
plusieurs à écourter la balade pour cause de température élevée,
le temps étant revenu au beau fixe.
Géné,
Tricé et IxJi parviennent sur les crêtes, où ils découvriront, comme
nous qui y sommes ensuite allé en ouature, un panorama superbe sur
la région !
Jeudi
18 juillet : Km 41424
La
journée est consacrée à une virée des 11 motards vers le site de
la Balade Gauloise 2002, près de Chaudes-Aigues. Grosse journée
de roulage en prévision, donc le départ a lieu à 8h00 pétantes !
Nous
rejoignons Florac par la N106, et le groupe explose déjà suite à
une opération ravitaillement mal négociée. Les 2 duos (Ykli et Marina,
Géné et Tricé) continuent en direction de Marvejols, pendant que
je retourne à Florac pour essayer de retrouver le reste du groupe.
Je les trouve attablés à un café, normal pour des TNT... ;-)
Nous
voilà repartis à la poursuite des duos, en direction de Marvejols,
via le Causse Meyjean, sur une route superbe avec de grandes courbes
et de beaux dénivelés au milieu d'une végétation rase. Après Marvejols,
la route reste tout aussi belle en direction de Nasbinals où nous
retrouvons nos duos... attablés à la terrasse d'un troquet... ce
sont bien des TNT aussi !
Passé
Nasbinals, ça se gâte. On se remet en mode "route sautillante",
les GS ne ralentissent pas et les autres souffrent...
Nous
débarquons au site de la BG02 vers 11h00, et nous en profitons pour
perdre Corto et IxJi qui ne savaient pas où se situaient le gîte
et ont emmanché la série de belles courbes la tête dans le guidon.
Je les soupçonne de l'avoir fait exprès pour faire ces courbes plusieurs
fois ;-)
Les
négos terminées, nous reprenons la route vers le Puy Mary via Murat
pour aller tester le resto de la BG02. La région du Puy Mary est
superbe, mais les routes sont carrément "destroys" : toutes étroites
et bombées à souhait... l'arrivée au resto est la bienvenue ! Le
repas est pantagruélique et nous vexons la proprio parce que nous
avons laissé de la truffade... si elle n'avait pas amené de confit
de canard, aussi...
Il
nous faut maintenant prendre le chemin du retour, via Aurillac,
Laguiole, Aubrac et Nasbinals pour certains, St-Chély d'Abcher et
la totobeurk pour d'autres...
Les
courbes avant Aurillac sont avalées à un train d'enfer et on s'amuse
tous comme des petits fous. Aux alentours de Lacalm, nous nous séparons
en 2 groupes, les fatigués rentrent en suivant Tricé par St-Chély,
les autres continuent sur Laguiole pour accompagner Corto qui veut
s'acheter un canif.
A
Laguiole, vue l'heure, je propose à certains de continuer, et Izno
me suit, armé de son fidèle GPS qui nous remet sur la route d'Aubrac.
Nous traversons le causse d'Aubrac à des vitesses que la morale
réprouve, la route est belle, viroleuse et les paysages désertiques.
Nous reprenons ensuite à partir de Nasbinals le chemin inverse du
matin et débarquons au gîte vers 19h30, après environ 550 km de
routes. On est fourbus mais sacrément heureux !
Le
Philo, déjà arrivé au Collet de Dèze, est amené au gîte par Corto,
Fast et IxJi qui arrivent les derniers, en mode missile apparemment...
Roadbook
du jeudi : cliquez
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Vendredi
19 juillet : Km 41986
Journée sans moto, pour moi.
Les
autres partent jardiner autour de l'Aigoual, sous la houlette du
Druide, équipé du Lezard Vert en passager.
Nous
rejoignons, dans l'après-midi, Germain et RManuR, en ouatures eux
aussi et nous effectuons une balade à pied au sommet du Mont Aigoual,
la vue sur les environs est tout bonnement étonnante...
Les
autres, arrivés plus tôt à l'Aigoual, y retrouvent Duvalben, qui
les accompagne pour le repas de midi.
A
17:41, à Ganges, Tricé tricérise à fond, brûlant sur l'autel de
la Pan, la RT qu'il adorait quelques minutes avant ;-)
Samedi
20 juillet : Km 41986
Départ
vers 10h0 d'un groupe composé du Philo en duo avec RManuR, de Fast,
Izno, Lezard Vert et moi-même en duo avec Laurence. IxJi nous rejoint
à Florac que nous rejoignons en passant par le Pont de Monvert et
la haute vallée du Tarn : superbe !!!
A
partir de Florac, nous prenons la vallée du Tarn, bizarrement assez
déserte et cela nous permet quelques belles enfilades de virages,
à un rythme enlevé, mais qui nous laisse tout de même le temps de
profiter du paysage. Le Philo mène la caravane et c'est un régal
de voir la Pan vire-volter devant !!!
Nous
allons dans la vallée du Tarn, jusqu'aux Vignes et remontons alors
sur Le Massegros. Fast et Le Philo passent en mode 'faille temporelle'
et nous les voyons s'éloigner devant... apparemment, la Pan, ça
pousse en sortie d'épingle... ;-)
Nous
allons jusqu'à Sévérac-Le-Chateau pour déjeuner et, après le repas,
nous quittons Lezard Vert qui repart sur la Charente. Nous repartons
vers le Massegros pour descendre vers les Gorges de la Jonte, en
traversant un bout du causse de Sauveterre. La route farcie de gravillons
nous laisse le temps d'admirer le vol des vautours : mazette, quelles
bestioles... !!!
Les
gorges de la Jonte sont superbes, avec notamment les maisons qui
sont installées au fond sur des arcades. Mais qu'est-ce qu'il fait
chaud !!! même en roulant à bon train, l'air ne nous refroidit plus...
Histoire d'avoir moins chaud, nous remontons sur le causse Méjean
et... atterrissons dans une bergerie, avec des murs d'1,50 m d'épaisseur,
gage de fraîcheur... ouf, ça va mieux !!!
Après
un pot réparateur, nous plongeons sur Florac par une descente assez
technique qui nous offre un point de vue imprenable sur Florac,
avec en premier plan les cathédrales de calcaire des bords du causse.
Nous
revenons au gîte par le Pont de Montvert, je suis seul sur la ST2
depuis l'arrêt sur le Causse Méjean, Laurence ayant émigré sur la
1150 GS de Fast because le confort de la ST2 est spartiate...
Le
repas sur la terrasse des proprios est pantagruélique comme le premier
samedi...
Roadbook
du samedi : cliquez
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Dimanche
21 juillet : Km 42249
Les
départs s'échelonnent, chacun rentre chez soi et, au fur et à mesure,
la boule dans la gorge grossit...
't...
qu'on était bien ici, à rouler ensemble, déconner, parler de tout
et de rien, ripailler, goûter des bizarres... vivement la prochaine
balade !!!
Le
retour se fait, pour nous, en 2 étapes et lundi 22 juillet, vers
18h00, nous débarquons à Rennes, au Km 43179, soit après 3260 Km
de bonheur !!!!
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