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Essais motos > Ducati Multistrada 1000

D'abord le tour de la bestiole à l'arrêt :

L'esthétique, n'en discutons pas, mais je dois dire que j'aime bien, normal, j'ai toujours aimé les motos bizarres et celle-là a un petit quelque chose de décalé par rapport aux bécanes existantes. L'arrière est notamment assez étonnant avec cette double sortie de pot, la roue AR sur son monobras étant particulièrement mise en valeur. Quant au haut du carénage qui tourne avec le guidon, c'est aussi étonnant et décalé, donc ça me plait bien.

Question équipement, c'est du tout bon : fourche inversée d'un bon débattement entièrement réglable, suspension arrière entièrement réglable aussi avec une molette de précontrainte très accessible. Les leviers de frein et embrayage sont réglables sur 4 positions, les durites sont gainées genre durite aviation. On trouve des commodos standard japonais, avec une position warning. Les compteurs mélangent l'analogique pour le compte-tour à fond blanc, sans zone rouge comme d'hab chez Ducati et le digital pour la vitesse, l'heure, la jauge à essence, 2 trips, le kilométrage total, la consommation instantanée, la distance restante sur la réserve. Toutes ces dernières infos sont à choisir grâce à un bouton en haut du bloc compteur, bouton pas très facile à manoeuvrer quand on a les gants.

Les rétroviseurs remplissent correctement leur fonction, même si leur surface est un poil trop faible et qu'ils vibrent pas mal, mais en tout cas, on arrive à savoir si on est suivi.

La selle, en 2 morceaux, a une forme surprenante pour la partie conducteur, une forme de T très évasée à l'arrière et très fine devant. Il a beaucoup été dit partout qu'elle est inconfortable, au bout de 200 km, je dirais qu'elle l'est si on s'assoit en arrière, et que c'est acceptable si on s'assoit près du réservoir.

Le réservoir est, lui, très fin au niveau de la selle et très évasé à l'avant. Il protège bien les genoux et ne gêne absolument pas. Apparemment, il se situe en fait aussi sous la selle et ce, jusqu'à la selle passager, qui elle, surplombe le pot d'échappement. Du coup, pas de rangement sous les 2 parties de la selle, mais un rangement dans le flanc de carénage avant droit, qui s'ouvre avec la clé de contact. Je ne pense pas qu'un U puisse y rentrer, par contre, des gants doivent y tenir.

Ensuite, moteur en marche :

Contact mis, le compteur digital fait son show, tous les voyants s'allument les uns après les autres, et il termine en affichant 1000 DS Multi ou qque chose d'approchant ;-) Tiens, elle démarre sur la latérale, intéressant puisque la centrale est en option.

Le bruit est classique des Ducati récentes : assez grave et ponctué du bruit métallique de l'embrayage. Pas besoin d'un accélérateur manuel de ralenti à froid, la centrale d'injection s'en charge toute seule.

Bon, me voilà équipé, allons-y :

Première, la sélection est ferme, comme sur miss ST2, l'embrayage est ferme mais sans plus. On démarre et là, premier étonnement, le moulin est souple, souple, il accepte de rouler à 2000 tr/mn sans broncher et repart dès qu'on lui demande, vraiment très agréable comme comportement pour la ville notamment.

La bécane est en rodage, donc je limiterai les régimes à 5500 tr/mn, mais on verra que ce n'est pas gênant.

Passage en ville, la Multistrada est vraiment facile à emmener, la position droite, le grand guidon et son poids réduit font qu'on la place comme on veut et qu'on va là où on en a envie. Les freins sont efficaces, notamment le frein AR ce qui me change de miss ST2.

Je prends un premier bout de 4 voies, et j'accélère doucement... 't... le moteur se rue dans les tours et arrive très vite à la limite fatidique du rodage, impressionnant comme il monte vite en régime et comme la poussée est déjà forte.

Ce moulin est vraiment bourré de couple à bas régime, encore plus que le 944 cm3 de la ST2. De 2000 à 5500 tr/mn, il pousse suffisamment pour donner de bonnes sensations d'accélération. En 6ème à 5500 tr/mn, je dois être aux alentours de 140-150 km/h, donc je n'insiste pas. La protection contre le vent est correcte sur le torse, par contre, l'absence de carénage bas fait qu'on sent bien le vent sur les jambes. Le casque est au-dessus de la zone de turbulence, donc la tête ne bouge pas et il n'y a pas d'effort à faire pour la maintenir.

Bon, je quitte la 4 voies pour enquiller une département roulante et là, je prends vraiment beaucoup de plaisir à faire rouler cette bécane. Il suffit d'appuyer un tout petit peu sur le guidon pour qu'elle tourne, et une fois inclinée, elle ne bouge pas d'un iota. Etonnant, ce mélange de facilité et cette stabilité qu'on trouve, habituellement sur les Ducat' mais sans la facilité pour la mise sur l'angle. En sortie de virage, il suffit de tourner la poignée droite et elle repart. On peut prendre les freins en virage sans qu'elle ne bronche. En fait, les suspattes, même si elles ont des débattements importants, ont plutôt un réglage ferme, donc la moto plonge peu quand on freine.

La route se dégrade gentiment et là encore, la Multistrada reste impertubable, on sent que les roues sont secouées, mais la bécane ne bouge pas et le fessier supporte très bien la selle même si elle est ferme. L'amortissement est vraiment excellent et la bécane ne bouge pas même sur du goudron fripé.

La réserve se rappelle à moi en allumant un joli voyant orange, alors que l'ordinateur de bord me disait qu'il me restait encore 120 km jusqu'à la pompe... Je choisis de privilégier le voyant et fait le plein. Pas trop facile bien remplir le réservoir, mais bon 15 litres d'essence y logent et me voilà reparti pour la suite de ma balade.

De nouveau, je prends une belle route à virages et vraiment, c'est le terrain de jeu idéal de cette bécane. Il suffit d'une toute petite impulsion sur le guidon pour qu'elle penche, cela me change vraiment de miss ST2 qui nécessite un peu plus de poussée pour s'incliner.

A droite au carrefour, je sais que la petite route entre Gahard et Ercé près Liffré est vraiment pourrie et qu'elle me secoue les puces sur miss ST2, allons-y donc voir avec celle-là : eh bien, non, là ça passe sans secouer, je retrouve un peu le comportement de la TDM lorsque les routes étaient mauvaises. Les suspattes absorbent tout et la bécane passe impertubable sans bouger plus que ça.

Allez, un dernier bout de belle route pour rentrer, je teste un peu les accélérations en doublant quelques voitures, et vraiment, ce moulin pousse fort, plus fort que celui de miss ST2.

Je la rends au conce après 180 km et 2 h 30 de roulage, et je dois que j'ai été bluffé par cette moto, elle est vraiment très agréable à conduire, aussi bien en terme de partie-cycle qu'en terme de moteur. Seul bémol, le confort un peu spartiate et la protection qui doit laisser à désirer, notamment par temps de pluie, le demi garde-boue avant étant bien chétif.

Allez, je garde encore miss ST2, j'attends juste que monsieur Ducati mette le moteur 1000 DS dans un cadre de Sport-Touring et là, je signe !

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Carénage : DesmodroMike & Moteur : VinceLP | Page vue 1 fois ce jour, 38 fois ce mois, 516 fois cette année