Vendredi 13 septembre : Km 1070
Comme d'habitude avant une grande balade, longuement attendue, ma
montre refuse de sonner. Pourtant, je me suis réveillé
avant elle, elle pourrait bien sonner pour me remercier, non
? Bon, allez plus qu'une heure à attendre avant le réveil...
Re-dormage moyen, moyen, puis zou à 6h15, je saute du lit et 15
minutes après, je suis prêt. Zut, le RV n'est qu'à
7h00 à 5 minutes de la maison. Bon, on va faire passer
le temps en postant un dernier petit message à ceux que
je vais retrouver plus tard.
6h55, je pars enfin. Miss ST2 démarre du premier coup au bout
de la rue, histoire de ne pas embêter les voisins et 3
minutes plus tard, je béquille sur le bas-côté
de la bretelle de sortie où on a rendez-vous. Marrant
de voir les voitures ralentir lorsqu'elles voient une moto garée
au bord ;-)
Maya arrive le premier, suivi quelques instants après par
le Hobbit. Le premier grille une clop et on tchatche de tout
et de rien en attendant qu'il ait fini.
Bon, ça y est, c'est le bon départ, en route pour le
Cantal !!!
La route vers Angers se déroule peinard, les 3 brêles
calées à 120 compteur, on peut admirer le soleil
qui se lève tout rond et tout orange sur une belle journée,
et un beau WE de moto en perspective.
On fait une petite pause-café, histoire de ne pas arriver
trop tôt à Chatellerault où on doit retrouver
des parigots à 10h30. La route continue ensuite sans
encombre jusqu'à la gare de Chatellerault, où
nous arrivons juste après 10h30. Le téléphone
sonne, IxJi nous annonce benoitement que Benoit a cassé
son phare sur la Triumph et qu'ils cherchent un conce pour réparer.
Nous déplaçons donc notre RV pour Bellac, où
on se retrouvera pour bouffer.
Après un autre café, nous quittons Chatellerault pour aller
jardiner en bord de Vienne, histoire d'arriver à Bellac
vers 12h30.
Maya interrompt notre roulage tranquille pour peaufiner la mise au
point de son cruise-control du pauvre : de la colle néoprène,
une poignée chauffante et hop, un cruise-control élastique,
sympa mais pas encore au point, comme on le verra plus tard...
Arrivée à Bellac à l'heure dite, on trouve une brasserie
et il ne reste plus qu'à manger, histoire de faire arriver
les parigots. Ils ne tardent guère et nous voyons débarquer
IxJi, Pascal, Germain, et Japy. Les retrouvailles sont bruyantes
et animées, nos voisins de table nous regardent bizarrement.
Après un repas rapide, indigne de TNTistes, nous repartons vers le
Cantal, et commençons par le contournement de Limoges
par les Monts d'Ambazac. Ca y est, la balade commence vraiment,
les virages sont au rendez-vous !
Petite pause pipi dans un virage en fond de vallée, nous sommes
rejoints par une voiturette sans permis, qu'on avait enfumé
dans la montée, le gars nous fait de la retape pour une
brocante moto et une manif FFMC pour laquelle sa voiture est
tapissée d'affiches. Nous déclinons poliment son
invit', il repart un tantinet vexé !!
Après Eymoutiers, nous prenons la D940, route superbe au revêtement
superbe, merci Mr. Chirac pour le beau bitûme corrézien
et il est bien dur de rouler à 50 km/h sur un ruban tout
neuf, tout frais posé...
Meymac, Bort-Les-Orgues défile, les virages s'enchainent, la
fin de l'après-midi approche et les sourires grandissent
à chaque pause. Nous allons bientôt arriver à
Neuvéglise et retrouver ceux qui arrivent de partout
ailleurs.
Nous débarquons au Belvédère vers 19h00 au bout
de 700 km, sont déjà là Tricé et
Géné, Le Philo et Dame Jo, Pôpa, Frapi,
Seb, Ykli et Marina, Lézard Vert et j'en oublie peut-être,
qu'ils me pardonnent !!! retrouvailles bruyantes, discussions
à n'en plus finir, nous admirons tous la FJR du Lezard,
rentrons nos motos au garage et prenons possession de nos chambres.
Bon, c'est où le bar ? à l'étage ? qu'à
cela ne tienne, montons donc là-haut et voilà,
c'est parti pour le premier apéro.
Nous passons ensuite à table, histoire de faire arriver les
derniers, et ça marche !!! le contingent suisse débarque
: Juan, Viviane et leurs filles, Corto, Ghislain et Céline
un peu plus tard. L'ambiance à table est déjà
bien lancée, les blagues fusent, les appareils photos
crépitent et les bouteilles souffrent... même le
Corbière est livré en bouteilles percées,
c'est tout dire !!!
Nous pensons évidemment aux absents, ceux qui n'ont pas pu
venir parce qu'ils sont malades, ou ceux qui ont subi les intempéries
du sud-est et dont la moto est certainement la dernière
des préoccupations actuellement. Puisse un peu de notre
bonheur à être ensemble leur parvenir d'une manière
ou d'une autre !
Sandrine, notre hôtesse, nous ré-aiguille vers le bar et
la soirée bizarre peut commencer... le stock est impressionnant,
tout le monde a apporté son liquide, sauf les suisses
qui ont livré le Toblérone... miam, miam... la
soirée s'éternise, les participants fatiguent
et vont s'étendre à perte de vue, et les 2 finisseurs
de service, j'ai nommé Maya et ma pomme, discutent à
n'en plus finir avec un Frapi, tout heureux de nous parler de
son séjour en Australie et des différentes aventures
motardes qu'il sait distiller humoristiquement !!!
Allez, zou !!! à 2 heures, on ferme le bar, les bouteilles ont
eu chaud, mais on aura encore de quoi faire pour le lendemain,
pas de crainte à avoir...
La nuit va être courte, mais il faut qu'elle soit réparatrice,
la journée de samedi s'annonce longue et bonne...
Samedi
14 septembre : Km 1770
Au petit déj à 8h00, les mines sont fatiguées
pour certains, mais heureuses pour tout le monde. Le brouillard
est là, on se croirait au Truc02... Le départ,
prévu à 9h00, a lieu avant l'heure, Frapi n'en
revient pas !!
Nous roulons en convoi, 18 motos, ça fait beaucoup et rapidement
2 groupes se forment et se suivent à quelques centaines
de mètres.
Le roadbook Tricéen nous emmène d'abord à
St-Flour, puis Neussargues, Allanche, Condat où nous
faisons une pause-café. On repart ensuite pour Riom-es-Montagne
et le Puy Mary, par la D3, un vrai régal, avant d'entrer
dans la vallée de la Cheylade, un vrai bonheur...
En emmenant le groupe dans cette vallée qui monte vers le
Puy Mary, je roule à vitesse modérée, visière
ouverte pour profiter du soleil, des odeurs et il ne me vient
qu'une idée à l'esprit : ceux qui n'ont jamais
roulé à moto dans de telles conditions ne savent
pas ce qu'ils ratent ! la route serpente au milieu des pâturages,
elle traverse ensuite des petits villages, puis repart à
l'assaut de la montagne, et notre convoi se déroule au
gré des virages et des côtes vers le Puy Mary.
Nous débarquons là-haut vers midi, le temps d'une pause
pour acheter qques cartes postales pour les absents, d'admirer
le paysage grandiose qui porte notre vue jusqu'à la chaine
des Puys, et nous repartons vers le resto, l'Auberge de Récusset,
au fond de la vallée de la Maronne.
Le col de Néronne est avalé goûlument, la truffade
n'attend pas...
Céline arrive à l'auberge sur la 1100R de Pascal, moyennement
rassurée par ce court essai. La Vico team, que nous avions
laissé au Belvédère, car les filles avaient
une panne d'oreiller, arrive quasiment en même temps que
nous.
L'aubergiste nous attend de pied ferme, la truffade est prête, l'épisode
gastronomique peut commencer... miam !!!
Une heure et demi plus tard, la truffade a eu raison des plus vaillants
et une digestion motarde nous attend : au programme la descente
de la vallée de la Maronne jusqu'à Salers, puis
la superbe D922 jusqu'au niveau d'Anjony où nous bifurquons
pour passer au pied du château de Tournemire, chateau-fort
plus haut que large. Je me fais incendier une première
fois parce qu'on ne s'est pas arrêté pour aller
le voir...
Nous reprenons ensuite la route des Crêtes, après que
Frapi m'ait dépassé pour me montrer le chemin
avec force gestes qui voulaient dire "viens, je sais où
c'est" et une fois qu'il m'a passé, il replonge
la tête sur sa carte, avec l'air de dire "ben non,
pas tant que ça en fait..." sacré Frapi !!!
La route des Crêtes nous amène de nouveau au Pas
de Peyrol que nous montons par l'autre face. Cela fait déjà
pas mal de kilomètres que la baleine HRC virevolte dans
mes rétros, je vois que je le bouchonne, mais il reste
sagement derrière, après tout, c'est moi qui connait
le roadbook ;-)
Puis, d'un seul coup vers la fin de la montée, il m'enrhume
à la sortie d'une courbe et 2 secondes après,
un missile rouge et gris passe, Ghislain a sorti le mode "particule
rapide" et Pôpa n'a pas voulu rater ça. Dans
la foulée, Japy prend le train en marche et moi, je me
marre comme un bossu à les voir partir le couteau entre
les dents !!! M'en fous, j'étais déjà à
bloc, alors... ;-)
Le groupe se reforme à l'arrivée au Pas de Peyrol
et nous faisons un pit-stop dans la descente au col d'Eylac,
histoire de désaltérer les pilotes et les chauffeurs
;-)
Ensuite, retour quasi-direct à Neuvéglise par Dienne, Murat,
Le Plomb du Cantal où l'on me reprochera encore de ne
pas m'être arrêté... mais franchement, qui
aurait accepté de marcher une heure pour aller au sommet,
hein ?
La route continue par Cézens, Pierrefort et retour par un
petit bijou, la D990, succession de belles courbes, où
nous atteignons de vitesses auxquelles une certaine moto blanc
nacré refuse d'aller... ;-)
Vers 18h00, nous voilà tous à trainer dans Chaudes-Aigues,
qui pour faire des achats de cadeaux, qui pour prendre un pot,
qui pour faire un plein ou tout simplement se promener en attendant
l'apéro et la soirée au Belvédère...
Notre balade de 330 km s'est bien passée, peut-être un
poil trop vite pour certains, mais personne ne s'est perdu,
donc tout baigne.
L'apéro est pris au bar, c'est l'occasion de faire le point de la journée.
Apparemment, vues les discussions, tout le monde est heureux
de sa journée, même si le rythme était un
poil élevé pour certains/certaines.
Izno arrive sur le coup des 20h, juste avant le repas et tout le
monde se précipite pour aller admirer sa brêle
de kéké : une Retraite Tranquille avec GPS et
radio... Plus il y a de boutons au tableau de bord, plus il
est content notre Jeannot !!
On passe à table pour un grand moment : l'aligot du Belvédère.
Pascal, Frapi et Sophie nous font une démonstration de
service de l'aligot, qui a, rappelons-le, la consistance de
la guimauve. Cet aligot est fameux, on reviendra, c'est sûr
!!!
A la fin du repas, nous fêtons les congés de fin
de carrière de nos deux égéries, j'ai cité
Géné et Dame Jo, et les bouchons de champagne
sautent joyeusement !
Puis, c'est l'heure de la soirée bizarre et des discussions
à n'en plus finir. Vers minuit et demi, tout le monde
craque, au dodo, la route du retour est longue demain...
Dimanche 15 septembre : Km 2100
Tout le monde émerge vers 8h00 pour le p'tit déj' et
Frapi débarque avec les restes de bizarre qu'il faut
se partager. Bizarrement, personne ne veut de verveine au p'tit
déj', tous des lopettes, ces motards...
Vers 9h30, nous sommes prêts et nous quittons le bélvédère
à une 10aine de motos : Tricé, Izno, Lezard Vert,
Germain, IxJi, Frapi, Pascal, Maya, Le Hobbit, Ykli et ma pomme.
Au programme, remontée par la Corrèze et la Haute-Vienne
pour manger aux alentours de Limoges. Japy et Seb sont déjà
partis, nous disons au revoir aux autres qui ne vont pas tarder
à partir.
Premier arrêt café à Riom-es-Montagne où
nous perdons Izno, Tricé et Frapi, parce qu'Izno faisait
de la retape à un PANiste. Nous nous retrouvons à
Mauriac, après nous être fait quelques sueurs froides
sur une jolie route parsemée de plaques de gravillons
non signalées...
A Mauriac, nous nous reperdons parce que, non seulement je me
trompe de direction, mais j'ai démarré trop vite.
Frapi, Tricé et Ykli se retrouvent en fait devant nous
et nous ne les rejoindrons qu'à Eymoutiers, en les ayant
même rattrapés parce que nous sommes repassés
par la D940, alors qu'ils passaient par une route Frapi approved...
Repas rapide à Eymoutiers et nous nous séparons là
: Frapi repart tout seul vers Lyon, Tricé, Izno, Germai,
IxJi, Pascal et Ykli repartent vers Paris via Guéret
et Chateauroux. Les tanches bretonnes repartent vers Limoges,
puis Poitiers, Angers et Rennes, pour un périple de 680
km.
Rien de bien transcendant en route, excepté un superbe vol
de kékés en retour du Bol, qui doublent n'importe
où et nous larguent rapidement, alors que nous n'amusions
pourtant pas la galerie. A la grande joie du Lezard Vert, les
2 ducatistes psychotent vers Limoges sur leur réserve
et ensuite, je suis obligé de l'arrêter en route
pour que nous puissions nous détendre les pattes. Avec
sa Triumph, il était déjà infernal, avec
la FJR, ça va être un calvaire de le suivre ;-)
Passé Angers, le soleil commence à décliner dans le
ciel, pile en face de nous et je me surprends à penser
que la boucle est bouclée, le WE commencé au soleil
levant se termine avec le soleil couchant, l'image est jolie
et aide à parcourir les derniers kilomètres alors
que les images agréables et heureuses du WE me trottent
dans la tête...
Merci les amis pour ces merveilleux moments. Comme à chaque
fois, j'ai hâte de vous retrouver pour une autre balade...
|